Amfroipret

Le territoire

Superficie: 154 ha

Altitude: 125 à 146 m

Situation géographique : au sud du plateau de Bavay

Cours d’eau : le ruisseau du Sart

Paysage préhistorique (après la dernière période glaciaire) : région boisée

Nature du sol : limoneux

Nature du sous-sol : grès, schiste

Préhistoire

Non documentée

Antiquité gallo-romaine

La chaussée romaine Bavay-Saint-Quentin passe au sud-ouest du village.

Nous ne sommes pas documentés sur d’éventuelles découvertes archéologiques.

Premier Moyen-Age (période franque mérovingienne et carolingienne)

Nom documenté.

Deuxième Moyen-Age – le village

Première mention: 1147

Toponymie (anciennes orthographes) :

  • Ansfridi pratum, 1147
  • Anfroipret, 1163, charte de l’évêque de Cambrai Nicolas
  • Aufroipret, 1173
  • Anfroipreut, 1181, cart. de l’église de Cambrai
  • Aufroipret, 1186, J. de G., Ann. du Hain., XII, 339. –
  • Austoit-Preit, Chron. de Gislebert, p. 175. –
  • Amfropreit, 1297, cart. du Hainaut.
  • Anfroipres, Pouillé du diocèse de Cambrai.
  • Amfroprè, document topographique. 

Etymologie (hypothèses d’origine du nom) :

« Ansfridi pratum » signifierait « pré d’Ansfroi », personnage dont le nom est à consonance franque.

Epoque de son apparition: XIIème siècle

Facteurs ayant favorisé son émergence :

voies de communication: chaussée romaine

sources d’eau ou cours d’eau: ruisseau du Sart

source de bois: région boisée

proximité d’un lieu de pouvoir:

Paroisse dédiée à Saint-Nicolas

Evêché: de Cambrai

Décanat/doyenné: Valenciennes (1186)

Autel (dîmes, entretien de l’église, nomination des officiants) donné à ?

Répartition des pouvoirs pendant la période féodale

Autorité supérieure: comté de Hainaut (jusqu’en 1678)

Autorité sous-jacente (administrative et judiciaire): prévôté de Bavay

Seigneuries et fiefs

En 1163, Amfroipret était une dépendance de Preux-au-Sart. Il semble que le domaine ait reçu son autonomie sous la seigneurie de personnages qui prirent le nom du village.

Famille d’Amfroipret

Galgan d’Amfroipret ( ?- ?). Ecuyer, premier personnage connu de cette famille. Il a vécu au XIIème siècle.

Walgand d’Amfroipret (v1195-aprs1235), fils du précédent. Chevalier. D’une épouse inconnue, il a eu une fille, Marie d’Amfroipret (v1235-apr1260), héritière du domaine, qui épousa Jean Ier, seigneur de Hainin (en Belgique).

Famille de Haynin 

  • Jean I de Haynin « Brogniart » (avt1235- ?), seigneur d’Haynin. Il devint seigneur d’Amfroipret par mariage avec Marie d’Amfroipret
  • Gossuin II « Brognard » de Haynin (v.1230- ?), frère du précédent
  • Wauthier II « Brognard » de Haynin (v.1260-1319), fils du précédent
  • Jean/Jehan II  Brognart de Haynin (v.1310- ?), fils du précédent
  • Jean/Jehan III « Brognart » de Haynin (v.1340-1402, Haynin), fils du précédent
  • Pierre I « Brougnart » de Haynin (v.1360-1431), fils du précédent. Il construisit le château d’Amfroipret. Grand bailli de Hainaut.
  • Collard/Nicolas de Haynin (avt1418-1471, Liège), fils cadet du précédent
  • Philippe de Haynin, (1451-1517), fils du précédent. Resté célibataire, il céda ses domaines à son neveu François
  • François I de Haynin (1464, Louvignies-1537, Lille), petit-neveu du précédent
  • François de Haynin (1510, Lille– ?), fils du précédent
  • Claude de Haynin (v1540-?), fils du précédent
  • Jacques de Haynin (?-?), fils du précédent
  • Hélène de Haynin ( ?-1643), dame d’Amfroipret, ép. Pierre Philippe de Chasteler, seigneur de Relegem, vicomte de Bavay. Pas d’enfant. 
  • Charles de Haynin (1567- ?) fils de Claude et frère de Jacques, seigneur de Gussignies et Bettrechies, qui épousa Louise de Ruelin, dame d’Eth
  • Antoine de Haynin. Fortement endetté, ses biens furent saisis. Amfroipret passa à sa cousine Anne de Haynin.
  • Jacques de Haynin, seigneur du Cornet, épousa en 1626 Anne de Haynin, fille de Charles de Haynin.
  • Ils eurent une fille, Louise Anne Françoise de Haynin, dame d’Amfroipret et d’Eth, qui épousa son cousin.
  • François Philippe de Haynin (?-1709). Baron d’Amelincourt, qui épousa en 1659 Louise Anne Françoise de Haynin, dame d’Amfroipret et d’Eth.
  • Philippe Charles de Haynin ( ?-1709, Lille), fils du précédent. Baron de Haynin. Non marié et sans postérité. Son oncle Henri Joseph hérita.
  • (Henri) Joseph de Haynin (avt1666-1711, Maubeuge). Chevalier, Seigneur de Haynin, de Wambrechies, d’Amfroiprez. Vicomte du Breucq. Baron d’Amblincourt (Hamelincourt). Bourgeois de Lille (1687), Maire de Saint-Amand, Rewart de Lille.
  • Louis François de Haynin (1700, Lille- ?). Fils du précédent. Baron de Hainin. Chevalier. Seigneur de Ransart et d’Amfroipret. Il n’eut qu’une fille.

A partir de ces personnages, la destinée d’Amfroipret est floue. On sait qu’Hainin fut acheté par la famille Le Duc. Il ne semble pas qu’Amfroipret passa dans leurs possessions.

En 1678, tous les villages de la prévôté de Bavay furent annexés au royaume de France, par le traité de Nimègue.

D’Adrien de Montigny ‘fin XVIème)
L’ancien régime dans le royaume de France (1678 à 1792)
  • Etat : royaume de France
  • Généralité : Douai
  • Prévôté : Bavay
Répartition des pouvoirs pendant la période contemporaine (à partir de 1792)

Les pouvoirs féodaux furent abolis en 1790. La seigneurie fut transformée en municipalité.

  • Etat: France sous divers régimes (républiques, monarchie, empire)
  • Département: Nord
  • Arrondissement : Avesnes-sur-Helpe
  • Canton: Aulnoye-Aymeries
Evènements et faits marquants sur le sol de la commune

En 1340, au début de la guerre de Cent Ans, les Français brûlèrent le village.

Economie

L’agriculture et l’élevage

Voies de communication

Depuis l’Antiquité, une chaussée romaine (Bavay-Vermand/Saint-Quentin) passait au sud-est du village. Au Moyen-Age, Bavay (siège de prévôté) fut relié au Quesnoy (château résidentiel comtal).

Patrimoine

Eglise Saint Nicolas, 1860, dessert les paroisses d’Amfroipret et de Bermeries

Fonts baptismaux de 1514

L’ancien château médiéval fut bâti par le seigneur de Bermeries, Pierre de Haynin, au début du XVème siècle. Il semble qu’au XVIIIème il était à l’abandon et en ruines, malgré une restauration en 1690 pour cause de gros dommages en 1651 par les armées de Louis XIV.

 

 

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