Bettignies

Le territoire

Superficie: 462 ha

Altitude: 122 à 158 m

Situation géographique : sur le plateau de Bavay (crête entre les vallées de la Haine et de la Sambre)

Cours d’eau : ruisseaux (noms ?)

Paysage préhistorique (après la dernière période glaciaire) : la forêt Charbonnière

Nature du sol : limoneux, argileux

Nature du sous-sol : grès, schistes

Préhistoire

Non documentée

Antiquité gallo-romaine

Non documentée. Bettignies n’est pas éloignée de la chaussée romaine Bavay-Tongres-Cologne.

Premier Moyen-Age (période franque mérovingienne et carolingienne)

Il est possible que les abbayes de Mons et de Maubeuge étaient reliées par un chemin dès leur fondation. Mais nous ne sommes pas documentés sur d’éventuelles découvertes archéologiques en rapport avec cette époque.

Deuxième Moyen-Age – le village

Première mention: 1181

Toponymie (anciennes orthographes) :

  • Bethignies, 1181 (bulle du pape Lucius III)
  • Betegnies, 1181 (jugement rendu à Bavay)
  • Betenies
  • Biétignies, 1186
  • Betigny
  • Bettignies

Etymologie (hypothèses d’origine du nom) :

Le nom viendrait de « beten » (faire des prières) ou « bethaus » (maison de prières). La terminaison –gnies correspond à « lieu, habitation, demeure ».

D’après ces hypothèses, le nom de Bettignies viendrait d’un site ancien (époque franque probable) où il existait un sanctuaire ou une institution où l’on priait ou l’on organisait un culte.

Epoque de son apparition: probablement au XIIème siècle

Facteurs ayant favorisé son émergence :

voies de communication: la chaussée romaine proche et le chemin de Mons à Maubeuge

sources d’eau ou cours d’eau: un ruisseau (nom?) qui passe par le centre du village

source de bois: région boisée

proximité d’un lieu de pouvoir: ?

Paroisse dédiée à Saint-Nicolas, mentionnée dès le XIIème siècle

Evêché: de Cambrai

Décanat/doyenné: Maubeuge (1186)

Autel (dîmes, entretien de l’église, nomination des officiants) donné au chapitre Saint-Germain de Mons. Ce qui fut confirmé par le pape Lucius III en 1181.

Répartition des pouvoirs pendant la période féodale (jusqu’en 1678)

Autorité supérieure: comté de Hainaut

Autorité sous-jacente (administrative et judiciaire): prévôté de Maubeuge

Seigneuries et fiefs

Le village dépendait en grande partie de la seigneurie-pairie de Quévy. Il est possible que les seigneurs de Quévy en aient fait un arrière-fief affermé à certains personnages à certaines époques. On trouve mention au XVIème siècle de membres de la famille Villain et de la famille Bernard.

Le fief de Pierre-Fontaine ou  de Parfontaine (sud-ouest du territoire) a été tenu par des hommes de fief du comte de Hainaut. On cite :

  • Guillaume de Parfontaine
  • Nicaise de Pierre-Fontaine
  • Jean de Betegnies, cité en 1181
  • Baudouin de Parfontaine, chevalier, cité en 1288
  • Gilles de Parfontaine
  • Jean de Parfontaine, chevalier, grand bailli du Hainaut en 1345

Ils résidaient dans un château-ferme, dont il ne reste que la ferme actuellement. Le château aurait été détruit pendant les guerres de Louis XIV.

Les habitants des deux fiefs dépendaient du maïeur et des échevins de Quévy.

L’ancien régime dans le royaume de France (1678 à 1792)

Le Traité de Nimègue en 1678 fit passer les villages des prévôtés de Maubeuge et de Bavay dans le royaume de France, suite aux premières guerres de conquête des Pays-Bas Espagnols de Louis XIV.

Etat : le royaume de France

Prévôté : Maubeuge

Répartition des pouvoirs pendant la période contemporaine (à partir de 1792)

Etat: France dans ses divers régimes (républiques, monarchie, empire)

Département: Nord

Arrondissement : Avesnes-sur-Helpe

Canton: Maubeuge

Evènements et faits marquants sur le sol de la commune

Le chemin (puis la chaussée) de Maubeuge à Mons vit passer à plusieurs reprises des armées de conquête ou de reconquêtes.

En 1184, le comte de Hainaut Baudouin V se trouva confronté à une coalition comprenant la Flandre, le Brabant et l’archevêché de Cologne. Les trois armées se seraient rassemblées dans le bois du Gars (aujourd’hui disparu) avant d’affronter les hennuyers.

Le village de Bettignies (et son château) eurent à souffrir à d’autres reprises du passage des armées. Ainsi en 1694, cherchant à repousser les armées françaises de Louis XIV et d‘investir Maubeuge, les troupes des Pays-Bas, commandées par Guillaume d’Orange, créèrent des dommages dans le village.

Les guerres révolutionnaires de 1792 à 1794 furent aussi marquées par des destructions. Les armées françaises ou autrichiennes campèrent à plusieurs reprises à Bettignies, Grand-Reng et Villers-Sire-Nicole. En 1792, les habitants durent abandonner le village pendant quelques semaines.

En novembre 1918, les Allemands en déroute incendièrent l’église, la mairie, des fermes et des habitations.

En septembre 1944, le général américain Rose installa son QG à Bettignies, près du poste douanier, alors que des combats avaient lieu à Gognies-Chaussée.

Economie

Elle repose essentiellement sur l’agriculture (céréales, colza, lin) et l’élevage.

Patrimoine

Eglise Saint-Nicolas, 1879. Elle remplace un ou plusieurs édifices anciens, mentionnés depuis au moins le XIIème siècle.

 

 

 

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