De Croix de Clerfayt (famille de)

Nicolas de Croix de Drumez ( ?-aprs1679). Il est le fils de Luc de Croix et de Marie d’Orville. Chevalier. Seigneur d’Orville et de Clerfayt. Grand prévôt de Maubeuge. Député de la noblesse de Hainaut. Il acheta le château de Bruille à Waudrez en 1653. Il épousa Maximilienne Gommer, dont il eut:

Nicolas « Philippe » de Croix « de Drumez » ( ?-1705). Il reçut la seigneurie de Clairfayt et de Bruille (Waudrez) en 1680 à la mort de son père. Chevalier. En 1686, le roi Charles II d’Espagne éleva sa seigneurie de Clerfayt en comté. Il épousa en 1691 Polyxène de Calonne, dont il eut:

Sébastien Nicolas Joseph de Croix, dit de Drumez (1693-1738). Comte de Clerfayt et de Calonne. Seigneur de Bruille (Waudrez) et d’Orville. Prévôt et gouverneur de Binche. Lieutenant-colonel autrichien. Il épousa en 1724 Marie-Anne-Josèphe Le Duc (1711-1742), dame d’Onnezies, de Hainin

  • Françoise Joséphine Anne de Croix (1731-), ép. Charles de Spangen d’Uyternesse
  • Rose Polyxène Josèphe de Croix (1732-), ép. Emmanuel de Norman
  • François Sébastien Charles Joseph, infra

François Sébastien Charles Joseph de Croix, (14/10/1733, château de Bruille à Waudrez – 21/07/1798, Vienne). Comte de Clerfayt. Seigneur de Bruille, d’Onnezies, de Hainin. Il acheta en 1792 Angreau et d’AutreppeIl était également propriétaire du petit fief de Thirissart à Montroeul-sur-Haine. Carrière militaire au service de l’Autriche. Grand stratège. Débute à 19 ans aux cadets des Gardes Wallonnes. D’abord colonel dans un régiment d’infanterie wallonne. Général-major en 1773 à la tête d’un régiment wallon. Chambellan du gouverneur Charles de Lorraine. Général d’artillerie en 1788. S’est distingué pendant la Guerre de Sept Ans, puis contre les Turcs en 1788 et 1789. Commanda un corps d’armée en 1792 contre la France, de concert avec l’armée prussienne. S’empara de Stenay en Champagne, puis de Verdun. Après la défaite de Valmy, il revint aux Pays-Bas au service du duc de Saxe-teschen. Fit retraite après la défaite de Jemappes, où il commandait l’aile droite. Se repliant, il arrêta les Français en décembre 1792 à Bergheim. En 1793, fit lever le siège de Maastricht. Victorieux à la bataille de Neerwinden en mars 1793. S’empara de Quiévrain, d’Anzin, de Famars, de Valenciennes, puis du Quesnoy la même année. Commanda les troupes impériales en octobre 1793, l’emporta à Saint-Vaast, puis céda à la bataille de Wattignies. Feld-maréchal du Saint Empire dès 1794. Chargé de défendre la Flandre Occidentale, il est vaincu par Pichegru en avril 1794 à Mouscron, puis encore par Jourdan à Sprimont (bataille de l’Ourthe) et à Aldenhoven. En 1795, il délivra la forteresse de Mayence assiégée par l’armée française. Après l’armistice de décembre 1795, il retourna à Vienne.  Il venait de recevoir les insignes de l’Ordre de la Toison d’Or. Il mourut à Vienne en 1798, célibataire, sans enfants.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *