Harchies

Entité communale de Bernissart

Le territoire

Superficie: 1077 ha

Altitude: de 15 à 35 m

Situation géographique : le territoire de Harchies est situé dans la vallée de la Haine sur son versant nord.

Cours d’eau : de nombreux rus affluents de la Haine

Paysage préhistorique (après la dernière période glaciaire) : le sud devait être marécageux et le versant boisé (faisant partie de la forêt allant de Bonsecours à Saint-Denis-en-Broqueroye).

Nature du sol : sablonneux

Nature du sous-sol : grès, schistes, houille

Préhistoire

A l’époque où il n’y avait pas de villages ni d’infrastructures pour la circulation, la Haine, de part et d’autre de son cours, était un axe qui devait être emprunté par les hommes nomades du paléolithique et plus tard par les sédentaires du néolithique. A hauteur d’Harchies et de Blaton, il existe une zone de passage privilégiée vers les vallées situées plus au nord.

Néolithique

Mrs Parent et Dufrasnes ont inspecté à de nombreuses reprises le sol d’Harchies et y ont fait plusieurs découvertes (CAW).

Dans une zone au nord-ouest du village (lieux-dits « Le Catignier », « Vieille Voie », « Au-dessus du Rieu », « Couture du Coucou »/zoning industriel), ils ont (1985-2015) trouvé un important matériel lithique s’échelonnant du paléolithique moyen (culture du moustérien) à l’âge du bronze.

Neuf sites différents (2015) ont ainsi été prospectés. Y ont été trouvés :

  • de nombreuses (plus de 40) pointes de flèches en silex de divers types d’époque mésolithique finale et néolithique (type Spiennes ou Ghlin)
  • des couteaux
  • un fragment de poignard
  • des fragments de haches polies

Au sud du village, dans la zone « Etang de Préau » (2001, S. Parent) : pointes de flèches en silex, racloir, lames.

Dès le XIXème, on y avait déjà trouvé sur son sol des haches de silex, dont la spécificité n’est pas précisée.

Age du bronze :

Dufrasnes, 2010, champs à la sortie du village vers Blaton :

  • Un tranchet en bronze à languette (bronze final III)
  • un rasoir

En 1879, furent ramassés des « lingots » de bronze, en forme de côtes (comme dans le sud de la Belgique à la fin du bronze ancien et à Caix dans la Somme datant ici du bronze final).

Une nécropole avec des fragments d’épées de bronze a été individualisée (Bronze ancien ou moyen – S. Parent, 2006)

Ages du fer – Premier âge du fer (culture de Hallstatt). Sur le site de la « Maison Cauchies », Mr Leblois répertoria des indices d’une nécropole hallstattienne (Leblois 2011) (entre 825/800 et 725/700). Ces sépultures contenaient quatre épées de bronze brisées rituellement (1913, 1914, 1926, 1955), des bouterolles en fer, des objets de toilette (pincette à épiler, cure-oreille, rasoirs), ainsi que des éléments de parure rares (épingles, anneaux, bracelets).

Antiquité gallo-romaine

La chaussée romaine Bavay-Blicquy-Velzeke (Gand) traverse le village de Harchies du sud au nord.

Au sud, à Hensies-Malmaison et Pommeroeul sur la Haine, se trouvait un vicus et un embarcadère avec une zone artisanale. A peu de distance, au champ Franoë de Montroeul-sur-Haine, on a exhumé des vestiges d’un habitat avec un ou des ateliers. A Harchies, des découvertes du XIXème siècle mentionnent :

  • deux tumulus
  • des monnaies
  • des débris de vases

Plus récemment, ont été trouvés :

  • au lieu-dit « Au-dessus du Rieu » (nord-ouest du village, 1983) ce qui a été un établissement gallo-romain, dont témoignent des fragments de tegulae, des pierres étrangères au terrain, de rares tessons dont un fragment de coupe en terre sigillée importée de Gaule centrale, fin Ier-IIème siècle. Au même endroit, on avait trouvé au XIXème deux tuyaux de conduction de l’eau (Leblois, 1971/73). Ce site a malheureusement été perturbé par la construction du canal Nimy-Blaton.
  • Au « Hameau du Coucou » (Leblois, 2006): des tessons gallo-romains (d’autres avaient déjà été trouvés au même endroit en 1955-56 – de la seconde moitié du Ier siècle). Mais aussi beaucoup de céramique post-médiévale.
  • près de l’« Etang de Préau », dans un champ à l’ouest du village (S. Parent, 1986): des vestiges gallo-romains (fragments, de tuiles, céramique commune et sigillée, des substructions, fosse-dépotoir) de la première moitié du IIème siècle. Il semblerait qu’il y exista un établissement romain relativement prospère  depuis le milieu du Ier siècle jusqu’au milieu du IIIème, moment des premières invasions germaniques. Il est difficile de préciser s’il s’agissait d’une villa, mais les propriétaires pouvaient se permettre d’acheter de la céramique de luxe importée.
  • Sur les « Blanches Terres » (J. Dufrasnes, 1998) : traces d’occupation gallo-romaine (fragments de tuiles)
  • Sur le site « Les Sartis » (au sud du village, à proximité de la Haine – site essarté dans la seconde moitié du XIIIème, dans le hameau du Catillon, ayant eu une certaine importance au Moyen Age), (J. Dufrasnes, 2008). Traces discrètes gallo-romaines : tessons de céramique commune du IIIème siècle et sigillée d’Argonne de la fin du IIème, des fragments de tegulae, un fragment de meule, un sesterce de Faustine la Jeun(e décédée en 175). Ce site aurait été occupé entre la fin du IIème siècle et la fin du Haut-Empire. Il s’agissait d’un petit habitat modeste dans une zone humide peu propice à l’agriculture, mais propice à l’élevage, à 2km du vicus portuaire de Pommeroeul.
Premier Moyen-Age (période franque mérovingienne et carolingienne)

Des vestiges mérovingiens auraient peut-être été trouvés (J. Dufrasnes). Sans précision.

Deuxième Moyen-Age – le village

Première mention: ?

Toponymie (anciennes orthographes) : ?

Etymologie (hypothèses d’origine du nom) :   Harchies  aurait tiré son nom de “arca” qui signifie “pont romain” construit à cet endroit ou encore une borne délimitant une propriété.
D’après Max Servais, Harchies  serait dérivé de Hariciacum : villa de Harico.

Epoque de son apparition: entre le Xème et le XIème siècle

Facteurs ayant favorisé son émergence :

voies de communication: la chaussée romaine Bavay-Blicquy, un probable vieux chemin datant du néolithique longeant la Haine par le nord

sources d’eau ou cours d’eau: la Haine

source de bois: à pied sec sur le versant commençait la forêt

proximité d’un lieu de pouvoir: le château seigneurial local

Paroisse dédiée à Notre-Dame

Evêché: de Cambrai (jusqu’en 1804), puis de Tournai ensuite

Décanat/doyenné: Chièvres

Autel (dîmes, entretien de l’église, nomination des officiants) donné à l’abbaye de Saint-Ghislain en 1138 par Nicolas, évêque de Cambrai.

Répartition des pouvoirs pendant la période féodale

Harchies se situait dans un premier temps dans le Pagus du Brabant (Burbant ou comté de Chièvres), au nord de la Haine, avant d’être rattaché en 1049 au comté de Hainaut.

Autorité supérieure: comté de Hainaut

Autorité sous-jacente (administrative et judiciaire): prévôté de Mons

Seigneuries et fiefs

On trouvait sur l’actuel territoire de Harchies plusieurs seigneuries :

  • la seigneurie principale (infra)
  • la seigneurie du Préaux (infra)
  • le fief du Petit-Grandglise: un fief ample consistant en rentes seigneuriales, qui relevait de la cour féodale de Hainaut et appartenait, au XIXe siècle, aux comtes de Mérode  de Waroux.

La seigneurie principale

Harchies fut une baronnie au service des comtes de Hainaut, devant à ceux-ci hommage et soutien à la guerre (ost). Les familles qui ont fait fonction de seigneurs de Harchies sont :

  • celle de Strépy (aussi appelée de Strépy-Harchies) qui a également détenu Ville, Pommeroeul, Hautrage, Audregnies et Bellignies (jusque vers 1440)
  • celle des Mouton de Harchies, par achat (jusque vers 1600)
  • celle des Mérode (jusqu’en 1793)

Maison de Strépy (-Harchies)

Le premier seigneur connu semble être Allard I « le Grand » de Strépy (v1040/1050- ?) mentionné, comme les autres membres de sa famille, parmi les conseillers et chevaliers barons des comtes, et notamment au milieu du XIème siècle, à l’époque de la comtesse Richilde, de son époux Baudouin I et de leur fils Baudouin II. Il n’est pas sûr qu’Harchies fut un alleu (propriété familiale) de cette famille. Il s’agit plus probablement d’un fief attribué pour services rendus, probablement détaché d’un grand domaine comtal (anciennement royal) qui comprenait à proximité la grande seigneurie de Blaton (donnée à la même époque aux de Caudry), la petite seigneurie de Bernissart (donnée plus tardivement aux Auberchicourt d’Ostrevent) et les domaines attribués à la famille de Mons (Hautrage, Villerot, Baudour, Boussu, Hainin, Dour).

Lui succédèrent :

  • Hugues de Strépy (v1090/1100-1121), fils du précédent. Vers 1106, il lui fut attribué aussi la seigneurie de Ville par Baudouin III.
  • Allard II de Strépy (v1120/1130-apr1136), fils du précédent
  • Allard III de Strépy (v1150-1175), fils du précédent. Par mariage, il devint également seigneur d’Audregnies.
  • Baudouin III de Strépy (1140-v1200), fils du précédent. Ce preux chevalier se mit au service du roi de France Philippe-Auguste contre l’Anglais Richard Cœur-de-Lion.
  • Allard IV de Harchies (v1170-apr1224/1234), fils aîné de Baudouin. L’exemple-type du chevalier médiéval, qui participa à la Quatrième Croisade (avec le comte Baudouin VI/IX), à la guerre contre Philippe-Auguste, qui se mit au service du comte Ferrand et du roi d’Angleterre Jean-sans-Peur, notamment en Normandie – fut-il présent à Bouvines en 1214 ?. Il partit aussi à la Croisade contre les Cathares, aux côtés de Simon de Montfort en 1213. Par mariage, il devint également seigneur de Quévy et à ce titre pair du Hainaut.
  • Gérard 1er de Strépy (ou Allard dit « Gérard ») (v1220/1230- apr.1265), fils du précédent
  • Arnould I de Strépy (1240, Harchies- ?), fils du précédent
  • De ses deux fils, Arnould II de Strépy-Harchies (1265, Harchies – apr1314) hérita d’Harchies, alors que son frère Gérard hérita de Ville, de Pommeroeul, d’Hautrage et d’Audregnies. 
  • Arnould III de Strépy-Harchies ( ?-1339), fils du précédent, devint grand bailli de Hainaut.
  • Jehan  I de Strépy-Harchies (v1310-1355), fils du précédent, également grand bailli de Hainaut et diplomate au service du comte Guillaume II d’Avesnes.
  • Jacques 1er de Strépy-Harchies ( ?- ?). Il n’eut pas d’héritier et vendit la seigneurie de Harchies vers 1440 à Jacques Mouton

Famille des Mouton de Harchies (même liste généalogique)

  • Jacques I Mouton « de Harchies » (V-1497).  Bourgeois de Tournai, déjà titulaire de la seigneurie de Tourcoing, qu’il revendit, il aurait fui le royaume de France et se serait réfugié en Hainaut où il obtint le titre de bailli des bois du Hainaut et s’acheta les seigneuries de Harchies, dont il releva le château de ses ruines, et de Bellignies.
  • Jean Mouton de Harchies, fils du précédent. Il n’eut pas de descendance.
  • Jacques II Mouton de Harchies ( ?- ?), neveu du précédent. Il servit le duc Philippe « le Bon » de Bourgogne, par ailleurs seigneur de Blaton. Il n’eut pas non plus de descendance.
  • Gérard I Mouton de Harchies (v1485- ?), petit-fils de Jacques I par une branche cadette. Seigneur de Harchies et de Bellignies par héritage, il devint encore seigneur de Sars (-la-Bruyère) par mariage.
  • Gérard II Mouton « de Sars »  de Harchies, fils du précédent
  • Charles I Mouton de Harchies ( ?-apr1563), fils du précédent
  • Charles II Mouton de Harchies ( ?-apr1600/1638), fils du précédent. A sa mort, il lui restait deux filles, dont l’une, Marguerite Mouton était dame héritière de Harchies.

    D’Adrien de Montigny (fin XVIème)

Famille de Mérode

Elle est originaire de Rhénanie-Wesphalie en Allemagne, connue dès le XIIème siècle. Avec le temps, elle s’est divisée en plusieurs branches. C’est dans celle des Mérode-Waroux que l’on trouve les propriétaires d’Harchies.

  • Jean I de Mérode ( ?-1630/1635). Comte de Mérode et de Waroux (près de Liège), il devint seigneur de Harchies en épousant Marguerite Mouton de Harchies. Lui succédèrent :
  • Jean II ( ?-1633), fils du précédent, mort sans postérité
  • Ernest de Mérode (v1595-1665/1677), frère du précédent
  • Albert Eugène Joseph de Mérode (v1620-1655), fils du précédent
  • Jérôme  de Mérode (1648-1695, Cadix), fils du précédent, mort sans descendance
  • Adrienne Ernestine de Mérode ( ?-1723), sœur du précédent. Héritière entre autres de Harchies, célibataire et sans enfant, elle légua ses domaines à un membre issu de la branche cadette des Mérode-Westerloo.
  • Jean Philippe Eugène de Mérode (1674-1732). Il était également seigneur de Grandglise.
  • Philippe Maximilien Werner Mathias de Mérode (1729-1773), fils du précédent
  • Guillaume Charles Ghislain de Mérode (1762-1830), fils du précédent. 

En 1794, il perdit tous ses droits seigneuriaux. Il resta propriétaire de certaines terres, où il fit effectuer des sondages à la recherche de houille entre 1804 et 1808. Sans succès.

La Seigneurie de Préau

Il s’agit d’un hameau de 85ha avec étangs, au sud-ouest du village et en grande partie sur Bernissart. Il y existait une chapelle annexée à un manoir seigneurial, alimentée par les dîmes de plusieurs villages voisins. C’était un fief ample tenu du comte du Hainaut qui entrait dans la grande seigneurie de Blaton (voir ce chapitre).

Il fut tenu par plusieurs familles consécutivement :

  • la Maison d’Enghien
  • La maison comtale de Hainaut
  • la maison de Werchin, dont les membres titulaires détenaient le titre de sénéchal de Hainaut
  • la maison de Barbençon
  • la maison de Melun-Epinoy
  • la maison de Ligne
  • celle peu connue d’Amberchies ( ?)

Famille d’Enghien

Arnould 1er d’Enghien (v1227-avt1295), fils de Sohier I d’Enghien, partisan des Avesnes dans la querelle opposant ceux-ci aux Dampierre pour l’attribution des comtés de Flandre et de Hainaut. Il semble que ce soit Jean I d’Avesnes (fils de Bouchard et de la comtesse Marguerite, père du futur comte Jean II d’Avesnes) qui aurait attribué les domaines liés à la grande seigneurie de Blaton à un fils cadet des Enghien. Lui succédèrent :

  • Arnould II d’Enghien ( ?-1315), son fils
  • Arnould III d’Enghien (v1285-avt10/1323), fils du précédent. Il eut une fin de vie malheureuse, car il fut emprisonné pour dettes, semble-t-il. Le comte Guillaume I « le Bon » en 1323 négocia sa libération, probablement en échange de ses seigneuries qui revinrent donc dans le domaine comtal.

Maison comtale de Hainaut

Il est assez difficile de suivre la lignée des seigneurs de Préaux. Il serait logique qu’elle suive celle de Blaton, dont ce hameau est une dépendance. Auraient ainsi été titulaires du Préaux (voir Blaton pour plus de détails):

  • Guillaume I « le Bon » d’Avesnes (1304-1337), comte de Hainaut.
  • Philippe V de Valois, roi de France, son beau-frère
  • Guillaume II d’Avesnes, fils de Guillaume I, futur comte, neveu du précédent
  • Louis I de Nevers (1304-1346), comte de Flandre, gendre de Philippe V. Histoires de famille et surtout d’alliances importantes en ces temps troublés où se prépare la Guerre de Cent Ans entre France et Angleterre.
  • Louis II de Male (1346-1384), fils du précédent et comte de Flandre
  • Philippe I « le Hardi » de Bourgogne (1342-1404), gendre du précédent, duc de Bourgogne et comte de Flandre.

Maison de Werchin

On ne sait pas quand la seigneurie de Préaux fut détachée du grand domaine de Blaton. En tout cas, c’était attesté en 1410. Pour rappel, les Werchin (village au sud de Valenciennes) détenaient par héritage le titre honorifique (mais rémunéré) de sénéchal de Hainaut. En fin de XIVème siècle, ils étaient liés par plusieurs mariages avec les Enghien. Ont pu être seigneurs de Préaux :

  • Jacques II de Werchin ( ?-1383)
  • Jean II de Werchin ( ?-1415), fils du précédent, tué à la bataille d’Azincourt, sans postérité. Ses biens passèrent successivement à sa sœur Jeanne de Werchin ( ?-1442), décédée sans enfant, puis à son autre sœur Philippotte de Werchin.

Maison de Barbençon-Werchin

Philippotte de Werchin épousa en 1399 Jean III de Barbençon-Jeumont (1354-1415), d’une lignée cadette de la famille de Barbençon (près de Beaumont), proche des comtes. Lui-même seigneur de plusieurs domaines, dont Roubaix, Jeumont et Erquelinnes, il hérita par mariage de la seigneurie de Werchin et du titre de sénéchal de Hainaut qu’il transmettra à ses descendants. Au service des ducs de Bourgogne, il fut Grand Bailli de Hainaut et chambellan du duc Jean « sans Peur » de Bourgogne. C’est probablement ce dernier qui l’en fieffa. Leur succédèrent :

  • Jean IV de Barbençon-Jeumont (1402, Verchain-1470), leur fils. Chambellan du duc Philippe « le Bon » de Bourgogne.
  • Jean V de Barbençon ( ?-1472), fils du précédent, resté célibataire
  • Jacques III de Barbençon ( ?-1478), frère du précédent
  • Nicolas de Barbençon-Werchin (v1470-1513), fils du précédent
  • Pierre de Barbençon-Werchin (v1497-1556/1557, Tournai), fils du précédent. Celui-ci n’a que trois filles qui se répartirent l’héritage.

Maison de Melun

Hugues de Melun-Antoing (1520-1553). Prince d’Epinoy, connétable de Flandre au service de Charles-Quint, chevalier de la Toison d’Or, il devint en 1545 par mariage avec Yolande de Barbençon-Werchin (1521-1593) seigneur de Werchin et de Préaux, ainsi que sénéchal de Hainaut.

D’Adrien de Montigny (fin XVIème)

Maison de Ligne

Lamoral I de Ligne (1563-1624) épousa Anne-Marie de Melun ( ?-1634), héritière de Werchin et de Préaux. Aux nombreux titres et domaines déjà tenus par la famille (prince de Ligne et du Saint-Empire, prince d’Amblise, baron de Beloeil, seigneur de Stambruges, Ville et Pommeroeul, Thulin, Montroeul-sur-Haine, Hautrage, …), ce mariage ajouta Werchin et Préaux, ainsi que le titre de sénéchal de Hainaut. Ses successeurs furent :

  • Florent de Ligne (1588-1622), fils du précédent
  • Albert-Henri de Ligne (1615-1641), fils aîné de Florent de Ligne – sans postérité
  • Claude-Lamoral I de Ligne (1618, Beloeil-1679, Madrid), frère du précédent
  • Henri-Louis-Ernest de Ligne (1644-1702), fils du précédent
  • Antoine Jospeh Ghislain (1682-1750), fils du précédent – sans postérité
  • Claude Lamoral II (1685-1766), frère du précédent
  • Charles-Joseph Lamoral de Ligne (1735, Bruxelles – 1814, Vienne), fils de Claude-Lamoral II.  Il fut le dernier seigneur féodal de la Maison de Ligne.

Préaux redevint un hameau, dont les terres appartinrent au XIXème siècle à la famille Flescher.

Evènements importants

Le château de Harchies fut détruit en 1478 par les troupes françaises de Louis XI.

La commune

Les habitants de Harchies auraient obtenu une charte d’échevinage dès 1386.

Période française (1794-1814)

Fin de l’Ancien Régime féodal en 1794

Département: Jemapes

Canton: Quevaucamps

Répartition des pouvoirs pendant la période contemporaine (à partir de 1814)
  • Etat: Royaume des Pays-Bas (1814-1830), puis Royaume de Belgique
  • Province: Hainaut
  • Arrondissement administratif: Ath
  • Arrondissement judiciaire: Tournai
  • Canton: Quevaucamps
  • Entité communale depuis 1977: Bernissart
Economie

Elle est essentiellement agricole, surtout sur les terres plus fertiles du nord du village. 

Exploitation de la houille

Entre 1804 et 1808, des sondages furent effectués à l’initiative du comte de Mérode, sans succès à cause des inondations incessantes du puits. 

Deux puits d’extraction fonctionnèrent plus tard, après avoir dominé ce gros inconvénient par un système de congélation du sol et des pompes à vapeur:

  • Puits n°1, démarré en 1899
  • Puits n°2, en 1900

Le Coron du Charbonnage fut bâti à proximité, avant 1904. Fermeture des deux puits en 1968. Vestige : le puits du coron. Ouverture d’un Musée de la Mine et de la Mémoire ouvrière dans un ancien atelier.

Patrimoine ancien

Château-fort. Ses origines sont peu connues. Il fut rebâti en 1444, puis pris et détruit par Louis XI en 1475. Il fut reconstruit au XVIème par Jacques de Harchies et plus tard par les Mérode. Il fut à nouveau détruit en 1675.

Patrimoine actuel

Eglise Notre-DameLe clocher actuel date de 1762, mais le reste fut reconstruit en 1836. Monument funéraire de Jacques de Harchies

Les marais de HarchiesRéserve naturelle classée.

Bibliographie

La seigneurie de Harchies, par Thierry Harchies (blog), 2005

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