Havré

Entité communale de Mons

Le territoire

Superficie: 1794 ha
Altitude: de 50 à 40 m le long de la Haine, elle se situe entre 70 et 80m dans les deux bois du village

Situation géographique: le village d’Havré s’est constitué le long de la Haine. Son territoire déborde largement sur le versant sud.

Cours d’eau: la Haine au nord du territoire et quelques affluents (la Wanze, ruisseau du Brûle, ruisseau de la Dordogne, ruisseau du Bois de Mons)

Paysage préhistorique (après la dernière période glaciaire): le fond de vallée était marécageux et les deux versants étaient couverts de bois (Forêt Charbonnière)

Nature du sol: alluvionnaire et limoneux

Nature du sous-sol: grès, schistes et houille (déposés pendant l’ère primaire), sable et craie (ère secondaire)

Préhistoire

Paléolithique inférieur (Homo Heidelbergensis): non documenté
Paléolithique moyen (Homo Neandertalensis): On aurait trouvé (au XIXème ?) des vestiges de la culture moustérienne des Hommes de Neandertal dans le Bois d’Havré (selon Denuit, sans plus de précision).
Paléolithique supérieur (Homo Sapiens): non documenté

Néolithique: Des indices de cette période ont été trouvés: quelques haches de silex (XIXème, début XXème), ainsi que plus récemment une pointe de flèche en silex du néolithique moyen/final dans le Bois d’Havré (2011, Leblois, Parent, CAW).

Ages du fer: Au lieu-dit « Taille des Vignes » (nord du territoire), des tombelles datant du premier âge du fer (période de Hallstatt) ont été fouillées et recelaient d’épées, d’urnes et de rasoirs. Ceci correspond à des tombes de chefs celtiques de cette période.

Antiquité gallo-romaine

Par le passé, on y a ramassé des monnaies romaines. En 1950 et 1993 (Leblois, CAW), au lieu-dit « Chapelle St-Antoine » (nord du bois), on a mis à jour des traces de sépultures gallo-romaines comprenant du mobilier funéraire (vases, fibules, bracelet, urnes, céramiques fines du milieu du Ier siècle), ce qui évoque un habitat à proximité dont on n’a pas trouvé, semble-t-il d’indice.

Premier Moyen-Age (période franque mérovingienne et carolingienne)

Un habitat franc existait vraisemblablement, puisque des tombes mérovingiennes furent découvertes dans une nécropole au lieu-dit « Tries » (?) au sud de la Haine (fouilles de tombes en 1887 et en 1958). Elles contenaient des armes). En 1925 et en 1949, furent découverts à proximité des vases, des fers de lance et trois scramasaxes. On daterait ces éléments de la fin du VIème siècle.

Deuxième Moyen-Age – le village

A lire les paragraphes précédents, on pourrait émettre l’hypothèse que le territoire d’Havré fut déjà occupé avant la constitution du village, que ce soit à la période celtique, à la période gallo-romaine et sous les Francs Mérovingiens. Ces époques étaient marquées par un habitat dispersé (fermes). Il n’est d’ailleurs pas certain qu’il y ait eu une réelle continuité entre eux.

Première mention: 1186 (attribution de la paroisse à l’abbaye de Saint-Denis)
Toponymie (anciennes orthographes): Haverech, les autres me sont inconnues

Etymologie (hypothèses d’origine du nom): l’origine du nom pourrait provenir de Haverec dont la signification n’est pas claire. « Pays du houblon », pour certains, terre nouvellement défrichée pour d’autres, ce qui correspondrait à la réalité du paysage. Les  germanistes évoquent encore « frêne sauvage ». D’autres hypothèses encore :

  • Hafr-akja, ancien germanique dérivé de hafra signifiant « chevreau »
  • Hwririci mansus signifiant « habitation de Hawirich »

Epoque de son apparition: XIIème siècle
Facteurs ayant favorisé son émergence
voies de communication: le chemin de Mons au Roeulx
sources d’eau ou cours d’eau: la Haine et les ruisseaux affluents (supra)
source de bois: le territoire était recouvert de bois
proximité d’un lieu de pouvoir: le château des seigneurs d’Havré (antérieur ou postérieur au village?)

Paroisse dédiée à: Saint-Martin
Evêché: de Cambrai (jusqu’en 1804), puis de Tournai ensuite
Décanat/doyenné: Mons
Autel (dîmes, entretien de l’église, nomination des officiants) donné à l’abbaye de Saint-Denis-en-Broqueroie par l’évêque de Cambrai en 1181/1186.

Répartition des pouvoirs pendant la période féodale

Autorité supérieure: comté de Hainaut
Autorité sous-jacente (administrative et judiciaire): prévôté de Mons

Seigneuries et fiefs

Il y en eut plusieurs:

  • la seigneurie principale (infra)
  • le fief de Beaulieu (sud-est du village) (date?)
  • le Foyau (date?)
  • le fief de Saint-Antoine en Barbefosse (fondé au XIVème siècle) – infra

La seigneurie principale

Les terres dans cette région, ancien fisc impérial carolingien, appartenaient aux comtes de Hainaut. Ceux-ci y établirent une seigneurie avec un château qu’ils attribuèrent à la famille des châtelains héréditaires de Mons. Ce fut (Gossuin) Isaac de Mons qui en fut doté vers 1140. Plusieurs familles se succédèrent au cours des siècles.

Maison de Mons

Il s’agissait d’une famille, liée à celle des comtes de Hainaut, dont ils étaient les proches conseillers au XIème et XIIème siècle. Ses membres, le plus souvent appelés Gossuin, furent dotés de grands domaines dans la région.  Du temps de la comtesse Richilde ou de son fils Baudouin II, ils commencèrent à exercer la fonction héréditaire de châtelain de Mons.

L’un d’eux, Gossuin II Isaac de Mons (v1075/1090-v1142) obtint en 1140 du comte Baudouin IV « le Bâtisseur » la seigneurie de Havré et le droit d’y construire un château, sans doute dans le contexte de la politique de fortifications et de développement de son comté. Lui succédèrent :

Gossuin III de Mons (1116/1120-1177), son fils

Gossuin IV de Mons (1140/1142- ?), fils du précédent

Henri de Mons (v1165/1173—apr1218), fils du précédent

La fille de ce dernier, Juliane/Ide de Mons (1206-avt1295), épousa en troisièmes noces Englebert IV d’Enghien (1202-1271), qui devint en 1267 cotitulaire des châteaux de Mons et d’Havré avec les descendants suivants des Mons : Gossuin V et Guy (sous réserve pour cette dernière mention).

Il existe une contestation en ce qui concerne cette famille, à qui certains généalogistes attribuent aussi les seigneuries de Baudour, Boussu et Dour entre autres. D’autres pensent que ce sont deux familles différentes portant le nom de Mons (voir chapitre généalogique consacré aux Maisons de Mons).

Maison d’Enghien

  • Englebert IV d’Enghien (1202-1271). Il devint seigneur d’Havré et châtelain de Mons en épousant Juliane/Ide de Mons. Il était le frère de Sohier/Siger, seigneur d’Enghien. Après lui, vinrent:
  • Sohier d’Enghien ( ?-apr.1318), fils du précédent
  • Gérard I d’Enghien ( ?-1361), fils du précédent
  • Gérard II d’Enghien (v1320-1385). A la mort de son père, il dirigea la seigneurie de Havré sous la tutelle de sa sœur aînée, Jeanne d’Enghien ( ?-1425). Celle-ci avait épousé  Jacques III de Werchin, puis Jacques d’Harcourt. Il avait aussi acquis la seigneurie de Ghlin. Gérard II légua ensuite ses seigneuries à son fils Jacques d’Enghien ( ?-1427) qui le légua, à sa mort, à son tour à Christophe de Harcourt, fils de Jeanne.

Maison de Harcourt

  • Christophe de Harcourt ( ?-1427). Fils de Jeanne d’Enghien et de Jacques de Harcourt, il bénéficia peu du legs de son cousin Gérard II, puisqu’il décéda rapidement sans postérité.
  • La seigneurie passa alors à son frère Jean de Harcourt ( ?-1452), évêque d’Amiens.
  • Finalement, elle échoua en 1439 dans les mains de sa nièce Marie de Harcourt ( ?-1464) qui avait épousé Jean d’Orléans.

Maison d’Orléans

  • Jean, bâtard d’Orléans (1402-1468). C’était un fils illégitime que Louis I d’Orléans eut de Mariette « Yolande » d’Enghien, fille de Jacques d’Enghien qui légua Havré à sa cousine Marie de Harcourt. Il était déjà comte de divers domaines dont Porcien, Dunois, Châteaudun et Longueville. Il devint seigneur d’Havré en épousant Marie de Harcourt en 1439.
  • François d’Orléans-Longueville (1447-1491), fils du précédent.
  • François II d’Orléans-Longueville (v1480-1512), fils du précédent. Il eut deux enfants. Un fils mort jeune et une fille qui hérita de ses possessions françaises. Celles du Hainaut passèrent à son oncle Louis d’Orléans. Celui-ci ou sa veuve revendirent Havré (ou l’échangèrent).

Maison de Croÿ

  • Philippe II de Croÿ (1496-1549). Fils d’Henri de Croÿ, il hérita de lui et son oncle Guillaume de nombreux domaines (Beaumont, Porcien, Chièvres, Heverlee, Aerschot, Chimay, Quiévrain, Avesnes, Landrecies). En 1518, il acheta Havré aux Orléans. Par la suite, Charles Quint lui accorda encore Quevaucamps et Granglise.
Gravure du château
  • Il donna Havré à son fils Charles Philippe de Croÿ (1549-1613), issu de son second mariage, qui est à la base de la lignée Croÿ-Havré. Ce dernier vit la terre d’Havré érigée en marquisat en 1574 par le roi d’Espagne Philippe II. Suivirent :
  • Charles Alexandre de Croÿ (1581-1624), fils du précédent
  • Sa fille Marie-Claire de Croÿ (1605-1664) épousa successivement deux cousins.
  • C’est avec le second, Philippe François de Croÿ qu’elle eut Ferdinand François Joseph de Croÿ (1644-1694) qui continua la lignée Havré, érigée en duché d’Havré en 1627 par Philippe IV d’Espagne.
  • Charles Antoine Joseph de Croÿ (1683-1710), fils du précédent – pas de postérité
  • Jean Baptiste François Joseph de Croÿ (1686-1737), son frère
  • Louis Joseph Ferdinand de Croÿ (1713-1761), fils du précédent
D’après Adrien de Montigny
  • Joseph Anne Maximilien de Croÿ (1744-1839), fils du précédent. C’est avec lui que se termina l’Ancien Régime féodal en 1794. Auparavant il avait été député de la noblesse aux Etats Généraux en 1789. Hostile à toute réforme de la monarchie française, aux droits de l’Homme, il émigra dès 1791 en Allemagne, puis en Espagne. Il resta à Madrid comme représentant du roi Louis XVIII. Il accompagnait celui-ci lors de son retour en France en 1814. Fervent aristocrate, il refusa le serment au roi Louis Philippe en 1830. Il se retira dans son domaine d’Havré, où il mourut en 1839. Ses enfants ne résidèrent pas au château qui fut abandonné par la suite. D’autres sources rapportent qu’il n’eut pas de descendance.

St-Antoine-en-Barbefosse (dans le Bois d’Havré, au nord de la chaussée du Roeulx).

Ce fief est situé dans un hameau aux abords de la chapelle de l’ordre de St Antoine. Selon un manuscrit de 1598, des chevaliers hennuyers en route vers Jérusalem en 1352 promirent de se mettre au service des Antonins, s’ils échappaient aux Turcs qui les assiégeaient à Rhodes. Rentrés sains et saufs, ils fondèrent l’Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Antoine, plus chevaleresque que religieux. En 1362, le connétable de l’Ordre, après avoir essuyé un refus à Mons, choisit une clairière du Bois d’Havré où, avec l’aide du seigneur d’Havré, Gérard d’Enghien, ils construisirent une chapelle et un petit ermitage. C’était une sorte de monastère de moines-soldats, qui dépendait de la commanderie de Bailleul. En 1385, les chevaliers s’engagèrent au secours de l’Ordre teutonique en Prusse.

Saint-Antoine-en-Barbefosse (Adrien de Montigny, fin XVIème)

Une autre source évoque plutôt la fondation en 1382 par Aubert de Bavière, comte de Hainaut, après l’épidémie du « feu sacré de Saint-Antoine » (maladie due à l’intoxication du pain par l’ergot du seigle, qui provoquait une atteinte sévère des artères des membres inférieurs).

En 1409, la chapelle fut reconstruite par le seigneur Gérard d’Enghien, propriétaire des lieux. En 1415, des moines Antonins vinrent y fonder un prieuré. Celui-ci fut repris par les Jésuites en 1584.

« Barbefosse » viendrait de la « fosse » (la chapelle est située dans une cuvette) de « Barbe », surnom de Gérard d’Enghien.

La commune

Havré reçut ses privilèges communaux au début du XIIIème siècle. La première mention d’un échevinage date de 1209.

Période française (1794-1814)

Fin de l’Ancien Régime féodal en 1794

Département: Jemappes
Canton: Mons

Répartition des pouvoirs pendant la période contemporaine (à partir de 1814)
  • Etat: Belgique
  • Province: Hainaut
  • Arrondissement administratif: Mons
  • Arrondissement judiciaire: Mons
  • Canton: Mons
  • Entité communale depuis 1977: Mons
Evènements et faits marquants sur le sol de la commune

En 1072, dans son conflit avec Robert le Frison, les troupes de la comtesse Richilde rencontrèrent ici et dans quelques villages voisins les milices flamandes, lors de la bataille dite des « mortes haies ».

En 1365, le village et le château furent fortement endommagés par des troupes flamandes, lors du conflit entre le seigneur Sohier d’Enghien, allié au comte de Flandre, et le comte de Hainaut, Aubert de Bavière..

En 1425 les Brabançons vinrent faire le siège du château lors du conflit entre la comtesse Jacqueline de Bavière avec son premier mari, Jean, duc de Brabant.

Les troupes du gouverneur Don Juan d’Autriche vinrent assiéger le château en mars 1578. Quelques mois plus tard, en juillet, celles du duc d’Anjou en firent autant, y déclenchant un grave incendie.

En 1709, lors du siège de Mons, alors aux mains des Français, par les alliés, Eugène de Savoie prit son quartier général à Havré.

L’armée allemande entra dans Havré le 23 août 1914. Les Canadiens le firent le 11 novembre 1918.

De nouveau les Allemands s’installèrent le 19 mai 1940. Les troupes américaines de libération entrèrent dans Havré le 4 septembre 1944.

Economie

Elle fut essentiellement agricole (céréales, tabac) et forestière (chênes, hêtres) depuis le moyen âge.

Un moulin était situé sur la Haine.

Exploitation charbonnière

Une première concession fut exploitée dès 1784, bien que peu rentable. Il fallut attendre 1882, avec la concession du Bois-du-Luc à Havré-Ville, qu’on explora dès 1865, pour connaître une véritable activité qui fit la richesse de la commune jusqu’au milieu du XXème siècle. Le dernier charbonnage ferma en 1961.

La population doubla au XIXème siècle.

Autres exploitations du sous-sol

A Havré, sous le Bois du Rapois, on a extrait du sable en carrières souterraines, à 20m de profondeur et sous plusieurs hectares, entre 1885 et 1910. On aurait également extrait de la craie phosphatée au sud du Bois d’Havré.

D’autres entreprises participèrent à cette apogée économique du XIXème et début du XXème:

  • Des brasseries
  • Une raffinerie de sel
  • Une tannerie
  • Une fabrique de tabac
  • Une fabrique de poudre à cartouches et d’explosifs pour les charbonnages locaux (depuis 1925 jusqu’aux années ‘1960)
  • Une verrerie-cristallerie, créée en 1908

Avec la disparition de toutes ces entreprises, le village devint essentiellement résidentiel.

Entreprises actuelles:

  • ITRADEC: centre de tri de déchets ménagers
Voies de communication

La Haine à  Havré n’était pas navigable. Les chaussées romaines n’étaient pas toute proches.

Le village s’est constitué le long d’un chemin qui menait de Mons au Roeulx. Il fut pavé seulement en 1842.

La ligne de chemin de fer entre Mons et La Louvière fut établie en 1850. On construisit une gare au nord-est du village, là où elle croisait la chaussée du Roeulx, à la limite de Ville-sur-Haine.

Le canal du Centre, reliant celui de Mons-Condé à la Sambre, fut creusé en 1883.

En 1911, un tram à vapeur relia Mons à Havré. (Date de disparition ?)

Patrimoine

Le Château d’Havré

Il est attesté dès 1226, mais pourrait avoir été construit dès 1140, date de prise en charge de la seigneurie sur le domaine d’Havré. Depuis lors, il y eut plusieurs aménagements et reconstructions. Il s’agissait d’un classique quadrilatère entouré de douves avec un châtelet d’entrée et quatre tours d’angle.

Il fut acquis, avec la seigneurie, en 1518 par Philippe II de Croÿ. Il le légua à son fils Charles-Philippe. Ce dernier fut blessé à la bataille de Moncontour en 1569, où il était au service du roi de France Charles IX, qui combattait les huguenots de l’amiral de Coligny. Il fut soigné par le chirurgien du roi, Ambroise Paré, envoyé à Havré pour l’occasion.

D’autres personnalités ont séjourné dans ce château. Marie de Hongrie, sœur de Charles-Quint, en 1537. Marie de Medicis, épouse du roi Henri IV de France. Le peintre Antoine van Dijck et son maître Pierre Paul Rubens, familiers de la famille. Les généraux des armées alliées, le duc de Marlborough et le prince de Savoie, après la bataille de Malplaquet en 1709. Le général Dumouriez, après la bataille de Jemappes, en novembre 1792.

Le château eut à subir des dégâts de guerre, dont le siège du duc d’Anjou en 1578 avec incendie. Il fut reconstruit en 1603 par Charles Alexandre de Croÿ en un château résidentiel opulent.

Après la mort du dernier des ducs de Croÿ en 1832, le château fut laissé à l’abandon. Une grande partie s’écroula en 1930. Le site fut racheté par la Province de Hainaut après 1918. Le chanoine Puissant tenta de le sauver. Situé au milieu d’un parc, il fut classé en 1936. On a tenté depuis de le restaurer, notamment le Havrésien Emile Poumon et l’ASBL « Les Amis du Château des ducs d’Havré ». Aujourd’hui, le bâtiment comporte encore une grande salle d’armes, une chapelle, un donjon (tour d’Enghien). Diverses activités y sont organisées. Les douves sont exploitées par des pêcheurs. Le parc est aménagé en roseraie.

Le Bois d’Havré

Il faisait partie du domaine des seigneurs d’Havré. Il baignait jadis dans une zone marécageuse, d’où sa richesse en fougères.

Eglise St Martin

Le chœur actuel date de 1569, en style gothique. Le reste fut remanié et agrandi en 1603-1604,  puis au XVIIIème siècle. On y trouve des pierres tumulaires des seigneurs de Croÿ-Havré.

Le seigneur Sohier d’Enghien fit construire la chapelle Notre-Dame en 1305.

Chapelle de l’ancien prieuré de St Antoine-en-Barbefosse. La chapelle est en style gothique et contient quelques pierres tumulaires.

Chapelle de Notre-Dame du Bon-Vouloir, construite en 1625 en style Renaissance, à l’orée du Bois d’Havré, à l’occasion d’épidémies dévastatrices. La première pierre fut posée par la duchesse de Croÿ. Elle reçut la visite de l’infante Isabelle en 1631, ainsi que celle de la reine de France, Marie de Medicis. Elle est l’objet de pèlerinages et d’une procession annuelle le 15 août, car s’y trouve depuis des siècles une statue de la Vierge qu’on venait vénérer pour obtenir la guérison de ses maux.

Chapelle de St Jacques, fondée vers 1212 par Baudouin de Lobbes à l’endroit dit « Beaulieu », ancien fief et hameau du « Petit-Havré ». Le bénéfice allait à l’abbaye de St Denis en 1664.

Eglise du hameau de Ghislage, construite en 1732. Elle était un secours de l’église principale.

Le sanatorium Warocqué

En 1899, des médecins installèrent dans le bois d’Havré un sanatorium pour les tuberculeux. Ils logeaient à l’hôpital de Mons et venaient passer les journées « au bon air » des lieux. La situation financière de l’établissement était désastreuse. Il fallut des dons de particulier (Solvay, R. Warocqué) et de la Province pour le sauver. En 1960, un nouveau bâtiment fut construit. L’établissement ferma en 1975, mais fut remplacé par un service de gériatrie et un home pour personnes âgées, gérés par l’Hôpital A. Paré de Mons.

Le sanatorium Edith Cavell

Il fut fondé en 1919 par la section provinciale de la Ligue Nationale Belge contre la tuberculose.  On y aménagea le château de Saint-Antoine dans le Bois, dès 1920. Une institution plus moderne remplaça l’édifice précédent en 1934.

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