Hornu

Entité communale de Boussu

Le territoire

Superficie: 688 ha

Altitude: de 28 m (centre) à 48 m (Petit-Hornu)

Situation géographique : 

Hornu se situe sur le versant sud de la vallée de la Haine, dans une légère cuvette en lisière de l’actuelle route Mons-Valencien-nes. Il monte en pente douce vers le plateau du Haut-Pays. 

Cours d’eau : le Saubin (?), le ruisseau d’Autreppe (ouest du village)

Paysage préhistorique (après la dernière période glaciaire) : le versant était boisé et le bas était couvert de prairies et de clairières humides

Nature du sol : limon

Nature du sous-sol : grès, schiste, houille

Préhistoire

Nous n’avons aucune mention de découverte de vestiges préhistoriques sur le territoire d’Hornu.

Antiquité gallo-romaine

Selon des auteurs anciens, il y aurait eu ici à l’époque romaine, aux IIème et IIIème siècles, un centre religieux. Nous n’avons cependant pas d’indication de découverte de vestige d’habitat gallo-romain.

Les auteurs anciens signalent aussi la découverte de monnaies romaines de Nerva (fin du premier siècle).

Premier Moyen-Age (période franque mérovingienne et carolingienne)

Les terres de la région d’Hornu appartenaient aux rois francs (fisc royal).

D’après les récits hagiographiques consacrés au moine Saint-Ghislain, celui-ci fonda son abbaye vers 625-630. On dit que Dagobert, roi de 629 à 639, lui attribua des terres royales (fiscales) situées sur les actuels territoires de Saint-Ghislain, Hornu, Wasmes et Warquignies.

Une légende raconte que le roi Dagobert et son conseiller Eloi vinrent à Hornu trouver un forgeron qui renforça le métal de leurs épées…par le sang des loups de la forêt charbonnière toute proche.

Deuxième Moyen-Age – le village

Première mention: 965 (document d’Othon Ier)

Toponymie (anciennes orthographes) : 

  • Hornutum (965), la plus ancienne mention
  • Hornud (1018),
  • Hornuth (1110),
  • Hornut (1186, 1254),
  • Hornu (dès XVème)

Etymologie (hypothèses d’origine du nom) :

  • Ornus : orne, l’arbre de ces contrées humides,
  • Ou de horn, la corne des bœufs – il existe un « champ des bœufs »

Epoque de son apparition: peut-être le Xème siècle

Facteurs ayant favorisé son émergence :

voies de communication: pas de chaussée romaine antique, mais deux chemins médiévaux

  • l’un à peu de distance de la Haine, reliant l’abbaye de Mons à celle de Saint-Ghislain, du VIIème siècle (peut-être uniquement un sentier)
  • l’autre reliait Famars (chef-lieu du comté mérovingien) à Estinnes (palais royal), du VIIème ou VIIIème siècle, qui se mua en chemin de Valenciennes à Binche, un peu plus tard (“Vieux chemin de Binche”

sources d’eau ou cours d’eau: (je n’ai pas de notion d’un ruisseau)

source de bois: tout le versant était boisé

proximité d’un lieu de pouvoir: l’abbaye de Saint-GHislain

Paroisse dédiée à Saint-Martin. En dépendaient les habitants d’Hornu, mais aussi ceux qui habitaient autour de l’abbaye à Saint-Ghislain.

Evêché: de Cambrai (jusqu’en 1804), puis de Tournai 

Décanat/doyenné: Hornu, puis Bavay

Autel (dîmes, entretien de l’église, nomination des officiants) donné à l’abbaye de Saint-Ghislain

Répartition des pouvoirs pendant la période féodale

Autorité supérieure: comté de Hainaut

Autorité sous-jacente (administrative et judiciaire): prévôté de Mons

Seigneuries et fiefs

Si sur l’actuel territoire de Saint-Ghislain s’est érigé un petit monastère au VIIème, qui a vivoté ensuite, a probablement disparu lors des raids vikings et est réapparu au Xème siècle, là-bas, point de village dans un premier temps, hormis quelques familles pour servir les moines.

Par contre, sur le territoire d’Hornu qui aurait été donné aux moines dès le début, à distance des terrains marécageux, sur des terres plus fertiles, s’est constituée une communauté rurale, probablement au Xème siècle.

A l’époque, Hornu était beaucoup plus étendu qu’aujourd’hui. Son territoire empiétait beaucoup sur celui de Boussu. Le ruisseau d’Hanneton n’était pas détourné et venait se jeter dans la Haine dans la continuité de son parcours actuel à Boussu-Bois, donc en traversant le centre de l’actuel Boussu. Ce ruisseau faisait la limite des deux communes. De plus, Hornu venait enserrer par le nord Boussu, au-delà de la Reauwe, aujourd’hui disparu. Il semble que la répartition des territoires communaux actuels date de 1551 lors de l’échange qui a eu lieu entre Jean de Hénin-Liétard, comte de Boussu, et l’abbé de Saint-Ghislain.

A Hornu, l’abbé de Saint-Ghislain exerça tous les droits féodaux.

Au début de la féodalité, le comte a parfois établi sa Cour de Justice sur le territoire d’Hornu. Ceci est documenté depuis 985, époque du comte Godefroid le Captif. Ce tribunal aurait perduré jusque vers 1350. La justice était rendue en plein air, dans la « Cour des Quesnes (chênes) », soit une clairière délimitée par des chênes, que les historiens situent à proximité de l’église actuelle dans la rue de Wasmes. Par la suite les cours comtales de justice auront lieu dans les châteaux comtaux de Mons ou de Valenciennes. Il existe toujours un lieu-dit “La Justice”.

Toujours à la même époque, l’empereur Othon Ier décida en 965 d’y établir un marché hebdomadaire.

Dans les siècles qui suivirent, le village de Saint-Ghislain se développa plus que celui d’Hornu. Le marché y fut déplacé en 1286 près de l’abbaye.

La commune

Il fallut attendre le XVIème siècle pour que les Hornutois puissent s’ériger en commune, avec un mayeur et des échevins, dépendant de l’abbé de Saint-Ghislain. Ce qui fut fait en 1590.

L’année précédente, les habitants de Saint-Ghislain obtinrent que leur paroisse devienne autonome. Les paysans de St Ghislain purent cependant continuer à faire pâturer leurs bêtes sur les terres d’Hornu. A cette époque une gouache des albums De Croÿ représente Hornu comme une petite agglomération rurale serrée autour de son église, entourée de pâturages à moutons et d’arbres.

D’Adrien de Montigny (fin XVIème)
Période française (1794-1814)

Fin de l’Ancien Régime féodal en 1794. La commune d’Hornu ne dépendit plus de l’abbaye dès 1796. Celle-ci venait de disparaître avec l’abolition des droits féodaux.

  • Département: Jemappes
  • Canton: Boussu

    Carte de Ferraris (XVIIIème)
Répartition des pouvoirs pendant la période contemporaine (à partir de 1814)
  • Etat: Royaume des Pays-Bas (1814-1830), puis Royaume de Belgique
  • Province: Hainaut
  • Arrondissement administratif: Mons
  • Arrondissement judiciaire: Mons
  • Canton: Boussu
  • Entité communale depuis 1977: Boussu
Evènements et faits marquants sur le sol de la commune

L’histoire d’Hornu à partir de la fin du XVIIIème se confond avec celle de son industrialisation. Celle-ci est développée dans le paragraphe suivant. 

En septembre 1830, Hornu envoya 24 volontaires à Bruxelles, accompagnant ceux de Jemappes, Quiévrain, Dour et St Ghislain, pour en chasser les Hollandais.

Le village d’Hornu, dans sa partie nord, le long de route Mons-Valenciennes et le long de la route vers Saint-Ghislain (rue de la Fontaine) eurent à subir des bombardements très dommageables le 1 mai 1944.

Economie

Agriculture. Jusqu’au XVIIIème siècle, les Hornutois vivaient essentiellement de l’agriculture et de l’élevage.

Industrie d’extraction de la houille

Dès la fin du XIIIème, on commença à  extraire le charbon en surface. On trouvait des fosses, sur les « hauteurs »  à proximité de Warquignies et Dour, au Champ des Sarts. Cette industrie était dirigée par des exploitants, en contrat avec les abbés de Saint-Ghislain, les propriétaires, qui en tiraient des bénéfices. Longtemps, on se trouva limité dans le creusement des puits par leur inondation systématique.

En 1747, une partie du domaine fut concédée par l’abbaye à Pierre Toussaint-Durieu, de Mons, soit la partie ouest du village. Dès qu’on inventa la « pompe à feu » (ou machine à feu), on put évacuer plus facilement l’eau et creuser plus profondément. L’exploitant en munit ses puits.

En 1778, une autre concession (963ha), à l’est du village (actuel Grand Hornu), fut cédée à Charles Sébastien Godonnesche, de Valenciennes, qui créa en 1783 la « Compagnie d’Hornu ». Elle deviendra le « Grand-Hornu » par opposition aux anciens centres seigneuriaux du Vieil-Hornu et du Petit-Hornu. Les deux puits furent inondés et restèrent inactifs. Cette exploitation déclina rapidement dès la fin du XVIIIème siècle.

Pourtant ce site du Grand Hornu était bien situé : à proximité de la route pavée Mons-Valenciennes, à proximité des charbonnages de Wasmes et de Warquignies qui  étaient reliés aussi à cette route et à celle de Bavay par des chaussées pavées.

La veuve Godonnesche vendra sa concession vers 1810 à Henri Degorge, (1774-1832), fils de cultivateur, originaire d’Orsinval, près du Quesnoy. C’était un affairiste, qui devint à Paris secrétaire général de l’intendance de Napoléon, pour lequel il fournissait du charbon (notamment d’Hornu) en 1804. Il commerçait aussi du vin, de la bière, des bestiaux et des bateaux. Il avait épousé la fille d’un riche marchand de Lille, Eugénie Legrand.

Son souci fut de moderniser l’extraction et le transport du charbon. En 1811, on délimita bien la société du Grand-Hornu et celle d’Hornu-Wasmes.

A l’achat, il fit creuser deux nouveaux puits sans succès. Puis, au bord de la faillite, il découvrit des veines très riches en 1813. Le premier puits exploité reçut le nom de “Sainte-Eugénie”, celui de son épouse. Ce puits sera à la base de la fortune de son propriétaire. En 15 ans, il va plus que décupler la production en creusant de nouvelles fosses.  Entretemps, Degorge avait également relancé les autres puits inondés, grâce à l’utilisation de la machine à vapeur, dès 1816.

A cette époque, les Borains alternaient toujours travail à la mine et travail dans les champs, ce qui était un obstacle à la production qui devait augmenter pour satisfaire la demande du nouveau monde industriel. Il décida alors de faire construire une cité ouvrière autour du site minier pour stabiliser le personnel ouvrier. Cet ensemble, conservé aujourd’hui dans sa majeure partie, comporta:

  • Un site industriel: 
    • une façade néoclassique et autour d’une grande cour elliptique bordée d’une galerie à arcades: 
    • des bureaux et des magasins
    • des ateliers de fabrication de matériel nécessaire au fonctionnement de l’entreprise, pour lequel il reçut l’appui de Cockerill :
      • fonderies
      • machines à vapeur
      • grues et mécaniques diverses
      • locomotives (plus tard)
    • une basse-cour abritant des écuries et des magasins
  • un quartier de 425 maisons ouvrières saines et confortables où vécurent 2500 personnes, dont le cinquième vint de France. Chaque habitation était composée de six pièces, d’une réserve à charbon et d’un jardinet. En général, chacune abritait 5 à 6 personnes. Le patron se réservait le droit de la reprendre si l’ouvrier était congédié, ce qui le mettait ainsi à l’abri des grèves.
  • Des magasins, une boucherie, une boulangerie
  • Des lavoirs, des bains
  • Des places et espaces verts, dont la Place Verte et son kiosque à concerts
  • Un théâtre et une salle de réunion
  • Un hôpital, tenu par des Sœurs de Saint-Vincent (dès 1858)
  • Une bibliothèque
  • Des écoles pour filles (tenues par des religieuses) et garçons
  • Son château personnel au centre du domaine.

Tout cela vit le jour entre 1814 et 1832, phénomène rare à l’époque. En réalité, une partie ne vit le jour qu’après son décès.

L’architecte en fut Bruno Renard, de Tournai, que de Gorge avait rencontré à Paris, alors qu’il travaillait à l’aménagement de la rue de Rivoli. Le style est néoclassique.

Les puits du XIXème:

  • Sainte-Augustine, abandonné pour inondations en 1791
  • Sainte-Victoire, idem
  • Saint-Henri n°3¸ 1810
  • La Meilleur n°4, 1812
  • Sainte-Eugénie n°5, 1813, le premier rentable
  • Sainte-Sophie n°6
  • Saint-Louis, n°7, avec terril du Sept
  • Sainte-Stéphanie n°8
  • Sainte-Désirée, n°9, 1823
  • Puits n°10, 11, 12
Le Grand Hornu vers 1910

Durant ces premières décades du XIXème siècle, la population d’Hornu va grossir de 1816 à 1845 (de 764 au départ pour atteindre 11.300 en 1910!).

Dès 1819, une chaussée pavée de 1880 m relia le Grand-Hornu au canal de Mons-Condé, récemment construit. De Gorge s’y acheta un rivage de près de 200 m, à proximité de la chaussée Saint-Ghislain-Barry,  où il fit construire un entrepôt et une maison éclusière.  Des charretiers transportaient le charbon du site minier jusqu’au quai d’embarquement par la chaussée.

Cherchant encore à améliorer l’outil, il fit installer un chemin ferré avec des wagonnets tirés par des chevaux, parallèlement à cette route. Elle fut inaugurée en mai 1830. Cette voie était longue de 1800 mètres. C’était la première ligne ferrée en Belgique. De Gorge en avait vu une en fonctionnement entre Saint-Etienne et la Loire, installée en 1824.

Le transport sur rails en bois existait en Angleterre depuis 1676. Ces rails s’usaient naturellement. On les remplaça dès 1767 par des rails en fer à ornière creuse…qui se remplissaient rapidement de boue. On inventa alors les rails saillants et des bourrelets extérieurs aux roues des wagonnets pour qu’ils ne déraillent pas. On les fabriqua en fonte (1789), puis en fer forgé (1805), puis en fer laminé (1820). Ce sont ces derniers que de Gorge choisit pour son entreprise. Ce type de wagonnets était déjà utilisé dans les galeries des mines, notamment dans la fosse des Andrieux à Dour et dans une des fosses Longterne à Elouges.

Cette modernisation provoqua la colère des charretiers. Le 20 octobre 1830, en ces temps de tumulte après la révolution d’indépendance de la Belgique, une foule d’hommes et de femmes saccagea le marché de Saint-Ghislain, puis se rendit au Grand-Hornu en arrachant les rails de la voie ferrée. Là-bas, ils continuèrent la mise à sac dans les ateliers et dans la maison d’Henri de Gorge. Ils s’en prirent aussi aux maisons ouvrières, ce qui fait penser que ce n’étaient pas des Hornutois et que les pilleurs pourraient avoir été téléguidés par des exploitations concurrentes. Un tel développement technologique et une telle réussite faisaient des envieux chez les autres maîtres charbonniers mais faisait aussi peur aux ouvriers, peur d’être remplacés par les machines. Cet événement reçut le nom de « pillage de Gorge ». Néanmoins, d’autres évènements à peu près similaires eurent lieu ailleurs.

Le calme revint cependant et on répara les dommages. De Gorge, pourtant orangiste dans un premier temps (partisan du roi Guillaume Ier des Pays-Bas), prit la nationalité belge et devint sénateur les deux ans qu’il lui resta à vivre. Il modifia l’orthographe de son nom en « de Gorge ». Henri de Gorge mourut le 22 août 1832 à 58 ans. La statue du fondateur sera élevée dans la cour en 1855 par ses descendants.

Sa veuve reprit la direction de l’entreprise. N’ayant pas d’enfants, elle la transmit à son neveu Emile Raimbeaux. Celui-ci créa une société civile (Société Civile des Usines et Mines de Houille du Grand Hornu) qui persista jusqu’en 1951, lorsqu’elle fusionna avec la S.A. des Charbonnages du Hainaut.

La modernisation continua avec le progrès technique du siècle. La traction par locomotives (produites sur place) remplaça la traction chevaline. Les divers puits du Borinage furent reliés entre eux et à des gares charbonnières (Warquignies, Dour, Saint-Ghislain), d’où le charbon était transporté vers le canal Mons-Condé (transport fluvial) et, à partir de 1842, par les lignes ferroviaires. Hornu fut principalement relié à la gare de Saint-Ghislain.

Le charbonnage d’Hornu vécut au fil des événements sociaux du Borinage: grèves et émeutes, qui furent sévèrement réprimées et jugées, notamment en 1872 et 1877, ainsi qu’en 1891.

Des accidents émaillèrent aussi son existence et tuèrent de nombreux mineurs: explosion et coups de grisou: en 1858 (26 tués), en 1862 (8 morts) et 1872 (six morts), en 1880 (15 tués) et 1881 (six), en 1885 (15) et 1887 (28!).

La modernisation continua. La période la plus florissante se situa entre 1870 et 1920. Construction d’une centrale électrique en 1897, une première dans les charbonnages wallons. En 1902/1903, on installa un transporteur aérien électrique de 1800m entre le triage central et le canal Mons-Condé pour remplacer la ligne ferrée.

En 1951, la Société du Grand-Hornu fusionna avec la S.A. des Charbonnages du Hainaut à Hautrage. Les activités minières s’arrêtèrent en 1954. Le site fut laissé à l’abandon.

Il fut restauré par Henri Guchez, un architecte hornutois, en 1971. Ce dernier ajouta un complexe de logements sociaux sous forme d’un amphithéâtre autour d’une cour intérieure. Le site fut acquis en 1989 par la province du Hainaut, qui paracheva la restauration. Aujourd’hui le site abrite un musée (MAC ou musée des arts contemporains) et un centre d’informatique.

Autres sociétés et sites charbonniers d’Hornu

SA du Charbonnage d’Hornu et Wasmes

  • Puits n°4 des Vanneaux,  ?-1958
  • Puits n°7 et 8 des Vanneaux, au milieu du pavé de Warquignies
  • Puits n°2 du Buisson, à la limite de Wasmes, fermé en 1929
  • Puits n°1 du Grand Buisson/Escouffiaux, fermé en 1956

La fermeture des charbonnages Escouffiaux et Vanneaux (sud du village)  eut lieu respectivement en 1956 et 1958.

Les Miniaux

La désindustrialisation de la deuxième moitié du XXème siècle s’est accompagnée d’une nouvelle orientation du village : le commerce (surtout sur la Grand-Route) et l’aspect résidentiel.

Voies de communication et évolution du village

L’absence possible d’un habitat important durant l’antiquité et le haut moyen âge peut s’expliquer par le fait que les grands axes routiers ne passaient pas par Hornu.

On semble dire que le « vieux chemin de Valenciennes à Binche » existait depuis la période néolithique. Quelles preuves en a-t-on ? Ce chemin relie des centres qui se sont développés durant la période mérovingienne. C’est le cas pour Valenciennes, Famars et Estinnes. Ce chemin passait à proximité d’Elouges, où l’on a retrouvé des indices d’une présence franque importante, puis il se continuait vers le sud-est de Mons, où d’autres indices mérovingiens furent aussi découverts, pour aller vers Estinnes et Binche.L’actuelle rue de Binche en est un vestige.

Dans ce vaste territoire qui appartenait à l’abbaye de Saint-Ghislain, le village naissant, constitué en village-rue le long du « Vieux chemin », fut relié par d’autres petits chemins vers l’abbaye, vers le domaine castral de Boussu, vers Wasmes, Warquignies et Dour. Il était constitué de petites et grosses exploitations agricoles, situées à proximité de ces chemins.

Au milieu du XVIIIème siècle, on construisit une nouvelle chaussée entre Mons et Valenciennes, un peu plus au nord que l’ancien chemin qu’elle remplaça. A la fin du siècle, fut aménagé le pavé de Warquignies en ligne directe vers les nouveaux sites miniers et les nouveaux hameaux qui se développaient à proximité.

Au départ du noyau villageois original (près de l’église), le long de ces divers axes et dans les hameaux miniers (Grand-Hornu et Petit-Hornu), se sont développées plusieurs artères desservant un habitat qui prenait de l’extension. La place a été réaménagée en 1844 au moment de la reconstruction de l’église.

Plus récemment, l’axiale boraine N550 a été dessinée en partie sur l’ancien tracé de la ligne de chemin de fer Mons-Warquignies-Dour. Pour rappel, la gare industrielle de Warquignies se trouvait sur le territoire d’Hornu.

Le hameau du Petit-Hornu. Il s’est constitué en lisière du Bois de Colfontaine, près du terril de l’Escouffiaux. Il est actuellement relié par un cordon bâti continu au centre de la localité.

Patrimoine

Eglise St Martin. Le bâtiment actuel est de 1844, mais il conserve le clocher de l’ancienne bâtisse, refait après qu’il fut renversé par la tempête du 27 mars 1606. Le style est gothique.

Le presbytère est de 1775, bâti en style classique tournaisien.

Un temple protestant a été aménagé dans la première moitié du XXème siècle.

Le site du Grand Hornu. Il a été développé dans le chapitre Economie.

Maison du Peuple

 Bibliographie

Autour du Grand Hornu, Crédit communal

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