Ligne (famille de)

Cette famille doit son nom au village de Ligne, situé entre Ath et Tournai.

Une légende prétendait que les Ligne  étaient issus d’Héribaud d’Alsace,  qui, ayant hérité de sa mère, dame de Ligne, en prit le nom et laissa les armes d’Alsace qui sont “de gueules à la bande d’or”(inversion des couleurs), mais il n’y a aucune preuve que les Ligne pourraient être une branche des comtes d’Alsace ou de Bade.

Ses premiers seigneurs connus sont cités au début du XIème siècle. Ce sont des barons (seigneurs bannerets), c’est-à-dire qu’ils guerroient aux côtés du comte de Hainaut lorsque celui-ci requiert leur aide dans ses conflits.

A cette époque, règnent sur le Hainaut Herman, son épouse Richilde et le deuxième mari de celle-ci, Baudouin I, fils du comte de Flandre.

Les premiers seigneurs de Ligne font partie de l’entourage du comte de Hainaut, notamment lors des croisades.

Fastré I “d’Alsace” (début XIème siècle). Il serait le premier personnage connu de la famille. En fut-il le premier seigneur ou simplement le dominus aisé d’un grand domaine agricole sans pouvoir féodal ?. Il épousa une certaine  Machtilde, dont il eut:

Fastré II de Ligne (?-?). Cité dans une charte de 1047 de l’évêque Gérard de Cambrai, au sujet d’une donation à l’abbaye de Saint-André. Il eut probablement :

  • Wauthier ( ?-1074)
  • Héribrand, infra

On cite un Odéric de Ligne qui donna en 1063 son consentement à une charte de Lubert, évêque de Cambrai. Dans une charte de 1073 de l’abbaye de Saint-Ghislain, on cite un Wauthier/Gaulthier et un Herbaud (Heribrand ou Herbrand), échevins maires ( ? à cette époque ?) de Montroeul.

D’après O’Kelly de Galway, le seigneur de Ligne vivant en 1060 ( ? Fastré II ; Wauthier ? ) eut trois fils:

  • Hugues
  • Raoul
  • Gauthier. Ce dernier reçut la seigneurie de Maulde,  près de Tournai,  en apanage.

A partir d’ici, les Ligne sont connus comme conseillers à la cour comtale du Hainaut, sous Baudouin II et III, et leurs successeurs. Certains furent adoubés comme chevaliers.

Herbrand/Héribrand de Ligne (1070-1129). Il est en fait le premier seigneur banneret de Ligne (baron), aussi seigneur de Maulde. Il épousa en premières noces vers 1090  Adeline de Monstreuil (peut-être une fille d’un des premiers seigneurs du lieu cités Jehan, Arnulphe ou Herman). Il serait devenu par cette union échevin-maire de Montroeul.  Il épousa en secondes noces Ermengarde de Leuze (à cette époque elle pourrait être une fille d’un seigneur d’Avesnes et de Leuze, ou la veuve de Thierry d’Avesnes, mort précocement, elle-même originaire de la Maison de Mons). Il aurait eu comme enfants:

  • Thierry I, infra
  • Charles ou Claret, mort sans alliance, titré par le comte Baudouin en 1123, archiviste de la collégiale de Soignies
  • Wauthier qui est cité dans un acte de 1138 en faveur de l’abbaye d’Anchin
  • Louis, ép. Adelise/Adeline d’Enghien, fille d’Eustache

Thierry, Charles et Louis sont qualifiés de barons et chevaliers dans des lettres de Baudouin IV en 1123.

Thierry 1er de Ligne  (avant 1105- 1176), probable fils du précédent. Selon le Prince Albert de Ligne, la généalogie peut débuter avec certitude par Thierry 1er. Baron de Ligne, seigneur de Maulde, « Echevin maire » de Montreuil. Thierry 1er est mentionné en 1133 au bas d’une charte signée par Baudouin III ainsi que dans d’autres documents (en 1125, 1143, 1153 et 1151). Il épousa vers 1120, en premières noces, Marguerite de Fontaines, fille de Wauthier de Fontaine, dont il eut:

  • Thierry II, infra
  • Wauthier
  • Fastré de Ligne, fait chevalier
  • Guillaume
  • Jossine de Ligne, qui épousa v1170. Wauthier III de Fontaine (v1145-v1235), dont elle eut Wauthier IV (?-1232, qui mourut avant son père).

 Thierry II de Ligne  (v.1134-1190), fils du précédent. Baron de Ligne en 1180. Seigneur  de Maulde et de Montroeul (pour ce village, on trouve à partir de ce personnage le titre de “seigneur” et non plus “d’échevin-maire”.  Des chartes de l’abbaye de Saint-Ghislain  portant les dates de 1184 et 1185 citent Thierry II.

  1. Ep. v1150, Elisabeth d’Antoing (autre source : de Luxembourg), fille de Hughes d’Antoing et de Flandrine de Namur.
  2. Ep. Andeline d’Havré  qui n’eut pas d’enfant.

De son premier mariage, Thierry II eut :

  • Wauthier 1erdit “le Gâté” (infra)
  • Mathieu
  • Fastré
  • Raoul
  • Ogine
  • Jeanne

Wauthier/Gauthier I dit “le Gâté” (avt 1150-1229), fils du précédent. Baron de Ligne. Seigneur de Maulde et de Montroeul. Au service des comtes de Hainaut, Baudouin V, Baudouin V et Ferrand. En 1172, Gauthier 1er de Ligne accompagna Baudouin V chez Henry II, roi d’Angleterre. Il partit avec Baudouin VI de Hainaut (Baudouin IX comte de Flandre) à la quatrième croisade de 1202. Il en revint. Il est cité dans plusieurs documents de l’abbaye de Cambron  en 1180, 1201 et 1211. Il semble avoir participé à la bataille de Bouvines en 1214, aux côtés du comte Ferrand de Flandre-Hainaut. Ensuite, Wauthier de Ligne scella l’accord entre Jeanne, comtesse de Flandre et de Hainaut, épouse de Ferrand qui fut fait prisonnier, et Philippe-Auguste, roi de France, pour la trêve qui suivit la bataille de Bouvines. Il décéda en 1229 et fut inhumé dans l’abbaye de Cambron. Il avait épousé en 1180 Mahaut de Mons, deuxième fille de Gossuin III de Mons et de Béatrice de Rumigny. Ils eurent:

  • Wauthier II, infra
  • Fastré, sire de Monstreuil ( ?-1227), chevalier. Pas de mariage ni d’enfant connu. Il est probable qu’à sa mort cette seigneurie revint à son frère aîné 

Wauthier II (ou Gauthier) de Ligne  (1183-1245), fils du précédent. Baron de Ligne et seigneur de Maulde (héritage paternel). Seigneur de Montroeul (héritage de son frère Fastré en 1227).  Chevalier. Wauthier participa au tournoi de Compiègne  en 1238. Vers 1240, il fut avoué de l’abbaye de Leuze.

  1. Ep. v1211 Marguerite de Fontaines ( ?-1234), fille de Wauthier III, baron de Fontaines, et de Basile de Trith (ou Jossine de Ligne). Inhumée à Cambron.
  2. Ep. Alix de Rumigny « de Florennes », dont il n’eut pas d’enfant.

De son premier mariage:

  • Wauthier III, infra
  • Hugues de Ligne, gouverneur de la milice de Cambrai, qui épousa en 1260 Renée de Wallincourt, fille de Baudouin, sire de Wallincourt et de Dour « dit Buridan ». Pas de descendance.
  • ? Fastré de Ligne ( ?-1248)?

Wauthier III de Ligne  (1225-1290), fils du précédent. Baron de Ligne. Seigneur de Montroeul et de Maulde. En 1246, Wauthier III signa avec son fils Fastré le traité conclu entre Marguerite de Flandre  et Robert, avoué d’Arras, relatif au mariage de son fils Guy de Dampierre  avec Mahaut de Béthune. En 1280, Jean 1er, duc de Brabant, donna une rente annuelle de 24 “âmes” de vin du Rhin  à Wauthier en échange d’un fief à Cologne. Il est encore cité dans plusieurs actes. Il accompagna le roi de France Philippe III le Hardi en 1285 dans sa campagne contre Pierre III d’Aragon. Il assista également au tournoi de Trazegnies  le 6 juin 1251 au cours duquel Guillaume de Dampierre trouva la mort.

  1. Ep. v1237, Julienne de Rosoy ( ?-avt1245), dame de Baucignies, Montcornet, etc., fille de Nicolas et d’une dame de Plomion.
  2. Ep. 1248 sa nièce Alix, fille de Gobert VI,  sire d’Aspremont  et de Dun, seigneur d’Amblise de la Maison de Savoie, et de Julienne de Rosay, dame de Chaumont. Cette Alix d’Aspremont est une tante de Geoffroy d’Aspremont qui deviendra seigneur de Quiévrain et de Thulin.

De ces différents mariages il eut six enfants :
Jean 1er, qui suit
– Fastré, sire de Tongres, chevalier du Hainaut, qui participa en 1285 au tournoi de Chauvency-le-Château
– Arnould qui décéda à l’âge de vingt ans
– Gérard, chanoine de Cambrai  et archidiacre de Brabant
– Catherine, d’abord chanoinesse de Nivelles  et ensuite épouse de Gérard de Chauvency. Elle épousa en secondes noces Jeanne de Heusdin.
– Mahaut, abbesse d’Epinlieu.

Jean 1er de Ligne, fils de Wauthier III (1250-1300). Baron de Ligne. Seigneur  Montroeul et de Maulde. Avoué de l’église de Leuze  du vivant de son père. Jean 1er fut inhumé à Cambron. Il avait épousé vers 1277 Isabelle de Zevenberghe van Stryen, dame de Zevenbergen, fille de Guillaume qui lui donna:

  • Mathieu de Ligne maréchal de Hainaut, tué à la bataille des Eperons d’or en 1302, probablement avant son père. Il ne lui succéda pas. Il eut cependant une fille bâtarde Yolande de Ligne qui épousa Olivier de Launoy.
  • Fastré, infra
  • Michel dit « Mikeu » qui en 1302 et 1304 défendit la ville de Tournai  avec Foulques de Maele  contre les Flamands
  • Jean, chanoine de Bonne et Soignies
  • Catherine, deuxième femme d’Alard II d’Antoing

Fastré III de Ligne (1280 ?-1337, Venise), fils du précédent. Baron de Ligne. Seigneur  de Maulde, Florinnes/Florennes ( ?), Rameignies, Thumaide, Wadelincourt, Montroeul -sur-Haine.

Par mariage avec Jeanne de Condé : Condé, Beloeil, Morialmez, Ellignies-Ste-Anne, Ghlin, Stambruges pour sa descendance, car il mourut bien avant Jean II de Condé, le dernier de cette lignée.

Cette alliance familiale est le véritable début de « l’empire » Ligne (à l’échelle régionale !) qui ne fera que s’agrandir avec les siècles. Fastré III fut maréchal de Hainaut. En 1280 ( ?), il fut témoin d’une charte spécifiant que Flobecq (dans les « Terres de Débat » entre Flandre et Hainaut) était de la juridiction du Hainaut. Il scella une autre charte de 1280 par laquelle Jean d’Audenarde eut Lessines (aussi dans les « Terres de Débat ») en fief de Jean d’Avesnes. Il fut également cité en 1295 lors de l’affranchissement de Mons de tout droit de mortemain par Jean d’Avesnes. Il assista au tournoi de Mons en 1310. Il est encore cité en 1313, 1314 et 1315. A la bataille du Mont Cassel, en 1328, il fut parmi les chevaliers de Philippe V de Valois, roi de France. Fastré mourut en 1337 à Venise  à son retour d’un voyage en Terre Sainte.

  1. Ep. V1306-1311 Jeanne de Condé (1289/1291-1325), fille de Guillaume, sire de Condé et de Béatrice de Thorite. C’est elle qui amena à la Maison de Ligne : Condé, Morialmez, Thumaide et Beloeil.
  2. Ep. Marguerite de Gavre  de la branche d’Herimez  dont il n’eut pas d’enfant.

Jeanne donna douze enfants à son mari:

  • Aleyde/Alix/Isabeau de Ligne, qui hérita de Montroeul (en 1387 ?). Elle épousa Gilles « Rigaut » du Roeulx (1325- ?) qui devint seigneur de Montroeul et de Trith. Il était chevalier au service du comte Jean d’Avesnes. A la mort de son mari, Alix/Ysabeau devint chanoinesse de Nivelles. Ils eurent entre autres Fastré du Roeulx qui hérita notamment de Montroeul. Ce dernier mourut apparemment sans enfant et la seigneurie de Montroeul revint à la branche mâle.
  • Catherine ( ?-1397). Personnage important pour la lignée. Elle épousa successivement Jean de Rumont, puis Louis d’Orgimont. Veuve et sans enfant, elle devint chanoinesse à Maubeuge. Quelques années, plus tard, après la mort de ses frères et de leurs fils, c’est elle qui héritera de toutes les possessions des Ligne qu’elle lèguera à des neveux.
  • Jeanne « la Jeune » de Ligne (134-1368), qui épousa en 1336 Gérard d’Enghien (v1290-v1361), dont elle n’eut pas d’enfant. Veuve, elle épousa  en 1361 Jean II « le Brun » de la Hamaide (1324-1370), seigneur de Renaix, de Rebaix et de la Hamaide, avec qui elle eut cinq enfants, dont Thierry de la Hamaide, qui héritera plus tard de Condé et de Morialmé de sa tante Catherine (ci-dessus). Certaines sources (Heraldus) semblent en faire un fils bâtard de Jean III ou de Jean IV de la Hamaide,
  • Anne-Catherine, ép. Jean II de Barbençon-Jeumont
  • Marie ( ?-1366)
  • Michel I ( ?-1345), hérite  à la mort de son père de Ligne, Beloeil, Condé, Morialmé (et leurs dépendances) – infra
  • Guillaume (1320-1387), qui hérita en même temps Montroeul, Ligne, Thumaide, Rameignies, Ellignies et Maulde. Il épousa Berthe de Scollant (ou de Schleyden), dont il eut:
    • Guillaume II de Ligne ( ?-1387), qui épousa Marie de Lalaing (fille de Simon et de Jeanne du Roeulx). Il mourut peu de temps avant son père
    • Jean II de Ligne, infra
  • Jean, resté célibataire ( ?-1352)
  • Nicolas III de Condé ( ?-1377), hérita d’Ellignies. Il épousa  Simone de Melun. Pas d’enfant. Grand maître des Arbalétriers. Tué à la bataille de Cocherel-sur-Eure (Guerre de Cent Ans).
  • Robert, chanoine de Cambrai ( ?-1372)

Michel 1er  de Ligne ( ?- 1345), fils aîné de Fastré III. Seigneur de Ligne, de Beloeil, de Condé et de Morialmé (et dépendances)

Je mets un doute sur ceci, car Michel meurt bien avant Jean II de Condé, dernier descendant de la lignée des Condé-Bailleul, mort en 1391 !!!!!

Il succéda à son père en 1337. Michel 1er avait une âme de guerrier. Il participa, avec Jean de Hainaut-Beaumont, à la bataille d’Angleterre contre Edouard II et à la bataille de Staveren en Frise où il perdit la vie. Il épousa sa cousine Anne d’Antoing, dame de Briffeuil, dont il n’eut qu’un fils légitime Michel II qui suit. Il eut également un bâtard, Rasse de Ligne, qui sera seigneur de Blicquy et d’Aubechies.

Michel II de Ligne  ( ?-v.1387), fils de Michel I.  Seigneur de Ligne, Condé, Beloeil, Morialmé, Ghlin, Montroeul, Stambruges, Thumaide, Wadelincourt. Grand bailli de Hainaut.

Même remarque que pour le précédent en ce qui concerne Bailleul, Condé et Morialmé.

Il épousa Eléonore de Coucy, fille de Philippe, vicomte de Meaux  et de Jeanne de Casy. Ils eurent une fille. Michel II eut un fils bâtard connu sous le nom de Jean de Buffle/Buffe qui participa à la conquête de l’île de Candie et à la bataille d’Alexandrie. Il décéda en 1411.

Michel II mourut en 1387, soit la même année que son oncle Guillaume et le fils de celui-ci. Il avait cédé en 1385 Ghlin aux Havré, soit Gérard II d’Enghien.

Catherine de Ligne ( ?-1397), fille de Fastré III (supra) et soeur de Michel Ier. Veuve à deux reprises, elle n’eut pas d’enfant et termina sa vie comme chanoinesse à Maubeuge. En 1387, à la mort de Michel II et de son frère Guillaume, elle hérita de toutes leurs possessions. Elle les partagea entre ses neveux survivants.
Jean II (infra), fils de Guillaume, reçut une partie des possessions de la famille, l’autre partie (Condé, Morialmé) allant aux de La Hamaide (descendance du mariage de Jeanne de Ligne avec Jean II de la Hamaide).

Jean II de Ligne (1361-1442) deuxième fils de Guillaume Ier, petit-fils de Fastré, neveu de Catherine. Baron de Ligne dès 1387. Seigneur de Beloeil, Maulde, Ellignies, Montroeul, Stambruges, Thumaide, Rameignies , Strépy …

Il devint héritier de la seigneurie de Ligne (baron) et de celles de Beloeil  et  de leurs dépendances à la mort de sa tante Catherine, en 1397, qui avait hérité de tous les biens de Jean II de Condé, son neveu. Ce fut un des plus puissants seigneurs du Hainaut, d’autant plus que son mariage lui apporta la pairie de Barbençon. C’est à ce moment que les Ligne  prirent Beloeil  comme résidence et y restèrent jusqu’à nos jours.

  1. Ep. Eustachie de Barbençon qui apporta sa seigneurie, avec la pairie qui y était attachée, en dot à la Maison de Ligne. Elle était la fille de Jean de Barbençon et de Yolande de Gavre.
  2. Ep. Isabelle de Zewenberghe ( ?)
  • Guillaume ( ?-1411, décédé avant son père). Il fut baron de Maulde et de Beloeil. Maréchal du Hainaut. Sans alliance.
  • Michel, infra
  • Jean III (1435-1468). Baron de Ligne, de Beloeil ???  Seigneur de Roubaix (et Montroeul ?) – comment ?Pair de Hainaut. Prévôt de St Lambert à Liège. Il fonda le couvent des Cordeliers d’Ath dans lequel il se retira. Pas de descendance. Il institua son neveu Jean IV (infra) comme héritier.
  • Jeanne, ép. Jacques de Hornes
  • Sibylle, ép. Arnould de Gavre
  • Marie, ép. Gilles de Berlaymont

Michel III de Ligne (1390-1468), fils de Jean II. Baron de Ligne et de Barbençon. Seigneur de Beloeil, Stambruges, Montroeul, Thumaide, Rameignies, Strépy …. Pair et maréchal de Hainaut. Grand maître des arbalétriers. Bailli du Cambrésis. Il épousa  en 1434 Bonne d’Abbeville ( ?-1472), dont il eut:

  • Jean IV, infra
  • Guillaume, baron de Barbençon, sans descendance
  • Michel, seigneur de Maulde, maréchal du Hainaut, sans descendance
  • François
  • Pierre
  • Sibylle, ép. Jean II de Trazegnies
  • Jeanne, ép. Jean de Lannoy – ils ont une fille, Jacqueline qui épousa Jean de Hennin-Liétard
  • Isabelle
  • Marie
  • Catherine
  • Eustache

Jean IV de Ligne (1457-1491), fils du précédent.  Baron de Ligne et de Barbençon. Seigneur de Beloeil, Roubaix, de Maulde, d’Ellignies, de Montroeul, Stambruges, Thumaide, Rameignies, Strépy, … Il revendit Strépy vers 1470 à Jacques le Boulengier. Pair et maréchal de Hainaut. Chambellan du duc Charles le Téméraire. Chevalier de la Toison d’Or. Le château résista en 1478 aux attaques des Français de Louis XI, grâce à son capitaine de Montaigne. Il épousa  Jacqueline de Croÿ ( ?-1486), fille d’Antoine de Croÿ, dont il eut Antoine qui suit.

Antoine « le Grand Diable » de Ligne (1474-1532), fils du précédent. Baron de Ligne et de Beloeil (à partir de 1491). Comte de Fauquenbergues (Fauquemberghe/Fauquenberg, près de St-Omer) depuis 1503 (pourquoi ?). Seigneur de Maulde, Ellignies, Montroeul, Stambruges, Thumaide, Rameignies, Barbençon, Roubaix, … Il acheta Thulin et la terre d’Amblise (près de Crespin) à Gobert XII d’Aspremont en 1513. Prince de Mortagne en 1513, titre qu’il reçut du roi Henri VIII d’Angleterre pour l’avoir aidé dans sa conquête de Tournai. Par mariage, il devint seigneur de Ville, Pommeroeul, HautrageCharles Quint autorisa à Beloeil deux foires annuelles et un marché hebdomadaire.

  1. Ep. Philipotte de Luxembourg ( ?-1525), héritière de Ville, Pommeroeul et Hautrage, fille de Jacques Ier de Luxembourg. Il en eut Jacques, qui suit.
  2. Ep. ? dont il a deux filles, Valentine et Adrienne

Jacques de Ligne (1503-1552), fils du précédent. Prince  de Mortagne. Comte, puis prince de Fauquenberghe. Baron de Ligne (dès 1532), puis comte de Ligne en 1545 par Charles Quint. Baron de Beloeil et de Barbençon. Baron de Wassenaer (par mariage). Seigneur de Montroeul, Thulin, Amblise, Maulde, Ellignies, Stambruges, Thumaide, Rameignies, Ville, Pommeroeul, Hautrage,  …  Châtelain-gouverneur d’Ath. Chambellan de Charles Quint. Ambassadeur de Charles Quint auprès du pape Clément VII. Chevalier de la Toison d’Or

  1. Ep. en 1525 Marie, baronne de Wassenaer et vicomtesse de Leyden ( ?-1544)
  2. Ep. en 1545 Jeanne de Hallewijn
  • Jean ( ?-1535, avant son père, sans descendance)
  • Georges, infra
  • Philippe, infra
  • Louis, sans descendance
  • Hélène ( ?-1544)

Georges de Ligne ( ?-1579), fils aîné du précédent. Comte de Ligne et de Fauquenberghe. Baron de Beloeil, de Barbençon et de Wassenaer. Seigneur de Stambruges, Montroeul, Thulin, Maulde, Amblise, Ellignies,  Thumaide, Rameignies (qu’il vendit en 1573), Ville, Pommeroeul, Hautrage …  Capitaine des gardes de Don Juan d’Autriche. Colonel des Dragons. Il épousa Marie de Renty, dont il eut

Philippe de Ligne (1533-1583), fils de Jacques, frère de Georges – il continue la Branche Ligne directe. Comte de Ligne et de Fauquenberghe. Baron de Wassenaer, de Beloeil. Vicomte de Leyden (comment ?). Seigneur de Stambruges, Ellignies, Thumaide, Montroeul, Thulin, Amblise, Maulde, Ville, Pommeroeul, Hautrage,  … Châtelain d’Ath. Conseiller et chambellan de Philippe II d’Espagne. Capitaine des chevaux légers. Il se battit à Talma, St Quentin et Gravelines. Chevalier de la Toison d’Or. Il épousa Marguerite de Lalaing (1532-1598), dont il eut:

  • Lamoral, infra
  • Georges, sans descendance
  • Anne de Ligne, ép. Adrien de Gavre
  • Marie, ép. Maximilien d’Ongnies

Lamoral Ier (1563, Beloeil-1624, Bruxelles), fils du précédent. Prince d’Epinoy en 1592, par mariage. Prince  de Ligne et du Saint-Empire (titre héréditaire), nommé par l’empereur Rodolphe II en 1602. Prince d’Amblise dès 1608. Comte de Ligne et de Fauquemberghe. Marquis de Roubaix (par mariage). Baron de Wassenaer, de Beloeil. Par mariage avec Marie de Melun : baron d’Antoing, de Cysoing, de Werchin, de Préaux, de Roubaix, de Blaregnies, La Longuevillede Villers-Sire-Nicole et de . Vicomte de Leyde. Seigneur de Stambruges, Ellignies, Thumaide, Montroeul, Thulin, Ville, Pommeroeul, Hautrage. Seigneur d’Epinois-lez-Binche qui lui fut attribué suite à une contestation dans la famille d’Esclaibes. Sénéchal du Hainaut (par seigneurie de Werchin). Premier ber de Flandre. Grand d’Espagne en 1621 par le roi Philippe III. Capitaine de 50 hommes d’armes et gentilhomme de la chambre de l’archiduc Albert (1596). Membre du conseil d’Etat des archiducs. Gouverneur de l’Artois (1597-), qu’il défendit contre le roi Henri IV. Diplomate représentant les archiducs auprès de Rodolphe II, Philippe III, Sigismond de Pologne, Henri IV et Louis XIII. Conseiller du roi d’Espagne et Grand d’Espagne de Première classe par Philippe IV. Il remit la Toison d’Or au roi Sigismond de Pologne, au nom du roi Philippe II. Chevalier de la Toison d’Or (1599). Inhumé à Beloeil.

Il avait épousé en 1584 Anne-Marie de Melun, marquise de Roubaix, baronne d’Antoing, de Cysoing et de Werchin, princesse d’Epinoy (fille d’Hugues II de Melun, dont un seul fils mort avant), dame de BlaregniesIls eurent :

  • Alexandre (1586-1588)
  • Yolande (1585-1611), dame de Blaregnies, ép. 1599 Charles-Alexandre de Croÿ (1581-1624), duc de Croÿ et marquis d’Havré
  • Florent, infra
  • Anne(1590-1651), ép. Felipe Folc de Cardona
  • Lambertine(1593-), dame de Villers-Sire-Nicole, ép.1609 Philibert de la Baume (1586-apr.1610), marquis de St-Martin. Veuve, elle épousa, par dispense, son beau-frère Jean Baptiste de la Baume. Elle n’eut pas d’enfant et légua ses biens à sa soeur:
  • Ernestine Yolande de Ligne (1594-1668),  dame de Villers-Sire-Nicole (héritage de sa soeur), princesse de Ligne, ép. 1618  Jean VIII de Nassau-Siegen (1583-1638), dont elle a une fille : Marie-Claire (1621-1695) qui épousera son cousin Claude-Lamoral (infra)

Florent de Ligne (1588-1622), fils de Lamoral I.  Prince de Ligne et du Saint Empire. Prince d’Amblise. Marquis de Roubaix, dès son jeune âge. Comte de Fauquemberg. Baron d’Antoing. Seigneuries de son père. Gentilhomme de la chambre de l’archiduc Albert. Il épousa Louise de Lorraine-Chaligny (1594-1667), fille d’Henri de Lorraine, comte de Chaligny, nièce de la reine de France. Veuve, elle se retira au couvent des Capucines de Mons qu’elle avait fondé. Ils avaient eu:

  • Albert-Henri, infra
  • Claude-Lamoral, qui succèdera à son frère

Albert-Henri de Ligne (1615-1641), fils aîné de Florent de Ligne. Prince de Ligne (2ème) et du Saint-Empire. Prince d’Amblise et d’Epinoy. Marquis de Roubaix, à la mort de sa grand-mère Anne-Marie de Melun. Comte de Néchin et de Fauquemberg. Baron d’Antoing, de Beloeil, de Wassenaer et de Cysoing. Vicomte de Leyde. Seigneur de Feigneulles, Ellignies, Thumaide, Montroeul, Thulin, Ville, Pommeroeul, Hautrage, Stambruges, Epinois-lez-Binche … Pair de Hainaut et de Namur. Grand d’Espagne. Gentilhomme au service de l’archiduchesse Isabelle. Erudit, il avait fondé au château de Beloeil une bibliothèque importante de manuscrits. Il épousa en 1634 Claire-Marie de Nassau-Siegen (1621-1695), sa cousine, fille de Jean-VIII de Nassau-Siegen et d’Ernestine Yolande de Ligne. Sans postérité, il laissa ses biens et ses titres à son frère qui suit.

Claude-Lamoral I (1618, Beloeil-1679, Madrid), frère du précédent. Prince de Ligne (3ème) et du Saint Empire. Prince d’Amblise et d’Epinoy. Marquis de Roubaix. Comte de Fauquemberghe et de Nechin. Vicomte de Leyden. Baron de Werchin, de Beloeil, d’Antoing, de Cisoing, de Villiers, de Jeumont. Souverain de Fagneules. Seigneur de Baudour, par achat en 1652 à Philippe-François d’Arenberg. Seigneur de Ponthoir, Montroeul, Ville, Hautrage, Stambruges, Pommeroeul, Ellignies, Thumaide, Thulin, Epinois-lez-Binche, … Grand d’Espagne (1643). Premier seigneur de Flandres. Pair, sénéchal et maréchal de Hainaut. Pair de Namur. Chevalier de la Toison d’Or.

Claude-Lamoral de Ligne

Jeune, il servit sous les ordres de son oncle, le comte de Nassau, général de cavalerie du roi Philippe IV. Il dirigea un régiment d’infanterie wallonne. Il défendit Arras en 1640, assiégé par Louis XIII. Il fut maître de camp et participa à divers sièges et batailles (Aire, La Bassée, Honnecourt en 1642, Armentières, Comines, Landrecies, Courtrai et Lens). C’est ainsi qu’il devint en 1647 général de la cavalerie de Flandre. Il fut fait prisonnier à Lens en 1648. Il prit encore part à la bataille de Gravelines en 1652, au siège de Dunkerque en 1652, à Rocroy en 1653, à Arras en 1654, à Valenciennes en 1656 et de nouveau à Dunkerque. Diplomate pour le roi d’Espagne auprès de Charles II d’Angleterre en 1660. Créé vice-roi de Sicile en 1669, puis gouverneur du Milanais (1674-1678), puis conseiller d’Etat du roi d’Espagne à Madrid, où il mourut en 1679. Il est inhumé à Beloeil. Il avait épousé Claire-Marie de Nassau (1621-1695), la veuve de son frère. Il en eut:

  • Henri Louis Ernest(infra)
  • Claire Louise ( ?-1684), ép. 1666 Inigo Velez Guevara
  • Charles Joseph Procope de Ligne (1661, Baudour – 1713, Padoue, marquis d’Arronches et comte de Miranda da Corvo (par mariage avec Mariana Luiza Francisca de Souza

Henri-Louis-Ernest de Ligne (1644-1702), fils du précédent. Prince de Ligne (4ème) et du Saint-Empire. Prince d’Amblise et d’Epinoy. Marquis de Roubaix. Comte de Fauquemberghe et de Nichin. Vicomte de Leyden. Baron de Werchin,  de Beloeil, d’Antoing, de Cysoing, … Seigneur de Thulin, Montroeul, Ellignies, Baudour, Ville, Pommeroeul, Hautrage, Stambruges  … Il aurait revendu la seigneurie de Thumaide à Christophe de Bavay. Ainsi que celle d’Epinois-lez-Binche à Philippe Louis le Boucq. Grand d’Espagne. Premier seigneur de Flandre. Pair, sénéchal et maréchal de Hainaut. Pair de Namur. Gouverneur et capitaine général du duché de Luxembourg. Chevalier de la Toison d’Or (1684) et de l’Ordre de Calatrava. Il avait épousé en 1677 Juana Francisca Folch de Cardona (1663-1691), fille du duc de Segorbe, dont il eut:

  • Marie Anne(1680-1720) ; ép.1694 Philippe-Emmanuel, prince de Hornes, comte de Solre-le-Château
  • Antoine Joseph Ghislain, infra
  • Claude Lamoral II, infra
  • Procope Hyacinthe, marquis de Moÿ, ép. Anne Catherine de Broglie
  • Claude Lamoral Hyacinthe Ferdinand(v.1683-1755, Paris), ép. Henriette Eugénie de Béthisy
  • Claire Marie( ?-1731, Paris), ép. Scipion Louis Joseph de La Garde

Antoine Joseph Ghislain (1682-1750), fils d’Henri-Louis- Ernest de Ligne. Prince de Ligne (5ème) et du Saint Empire. Prince d’Amblise et d’Epinoy. Mêmes titres. Pas de descendance.

Claude Lamoral II (1685-1766), frère du précédent dont il hérita des titres à sa mort en 1750. Prince de Ligne (6ème) et du Saint-Empire. Prince d’Amblise et d’Epinoy. Marquis de Roubaix et de Dormans. Comte de Fauquemberghe. Vicomte de Leyden. Baron d’Antoing, de Werchin, Beloeil, Cysoing, Villers, Silly et Herzelles. Souverain de Feigneulles. Seigneur de Baudour, Wallincourt, Thulin, Montroeul, Ellignies, Ville, Pommeroeul, Hautrage, Stambruges … Il est possible qu’il ait acheté Quevaucamps à François Léonard de la Barre avant 1759. Grand d’Espagne. Seigneur (premier ber) de Flandres. Pair, sénéchal et maréchal de Hainaut. Pair de Namur. Gouverneur du duché de Limbourg. Conseiller d’Etat de l’impératrice, conseiller honoraire au Conseil de Régence des Pays-Bas autrichiens. Chevalier de la Toison d’Or. Feld-maréchal des armées de Marie-Thérèse d’Autriche. Colonel d’un régiment d’infanterie wallonne.

En 1708, après la prise de Lille, les Etats Généraux dépossédèrent provisoirement Louis II de Melun, en faveur du prince de Ligne, des biens dont sa maison jouissait depuis quarante ans. Les armes de Melun furent grattées à Roubaix, Lille et Antoing, et remplacées par celles de Claude-Lamoral, deuxième du nom. Le traité d’Utrecht (1713), par les articles 11 et 15, remirent les choses dans l’état où elles étaient avant la guerre. La terre d’Antoing appartenait au Tournaisis, qui était rendu à l’empereur, tandis que les autres biens étaient de la châtellenie de Lille, devenue définitivement française. Pour mettre fin à des contestations encore renouvelées et qui duraient depuis cent quarante ans, Louis II de Melun et Claude-Lamoral II de Ligne, d’après les ordres du roi et de l’Empereur, nommèrent pour arbitres le cardinal de Rohan et Léopold-Philippe, duc et prince d’Arenberg, qui décidèrent que la seigneurie d’Antoing reviendrait à la maison de Ligne, et que les autres terres et la seigneurie de Roubaix resteraient la propriété du prince d’Épinoy.

Conseiller d’État, il réorganisa l’armée aux Pays-Bas autrichiens, et prit possession au nom de l’empereur en 1720 des villes et forteresses de Tournai, Ypres et Menin. Ce voyage à travers la Flandre et le Hainaut fut entouré d’un grand faste. 

Mais la plus grande œuvre du prince Claude-Lamoral II est, sans conteste, le domaine et le château de Beloeil. Il dépensa une fortune pour donner à son château et à ses jardins une magnificence qui assure aujourd’hui encore leur célébrité : achat de terrains jouxtant sa demeure, creusement de canaux cernant le parc et nourrissant plans d’eau et fontaines, percée d’une perspective à perte de vue sur la façade sud-ouest du château. Il avait fait appel à l’architecte parisien Jean-Michel Chevotet, grand connaisseur de la production architecturale du règne de Louis XIV. Temple de Pomone, jardin à la française, bibliothèque, nombreuses œuvres d’art.

Il mourut le 7 avril 1766. Ses descendants continuèrent comme lui à prendre le titre de marquis de Roubaix, bien qu’ils fussent irrévocablement dépossédés de cette seigneurie depuis 1713. Claude Lamoral II avait épousé en 1721 Élisabeth Alexandrine de Salm (1704-1739), dont il eut:

  • Louise Marie (1728-1784)
  • Marie Josèphe (1730-1783)
  • Charles Joseph Lamoral, infra

Charles-Joseph Lamoral de Ligne (1735, Bruxelles – 1814, Vienne), fils de Claude-Lamoral II. Il a eu pour parrain et marraine l’empereur Charles VI et son épouse Elisabeth de Brunswick. Prince de Ligne (7ème) et du Saint-Empire. Prince d’Amblise et d’Epinoy. Marquis de Roubaix. Comte de Fauquemberg et de Nichin. Vicomte de Leyden. Baron de Werchin, de Beloeil, d’Antoing, de Cisoing, de Villiers, de Jeumont. Comte de Fagnolle. Seigneur de Baudour, de Ponthoir, de Montroeul, d’Hautrage, de Ville, de Pommeroeul, d’Ellignies, de Thulin, de Stambruges, de Silly, de Quevaucamps, … Grand d’Espagne. Premier seigneur de Flandre. Pair, sénéchal et maréchal de Hainaut. Grand bailli de Hainaut (1791). Feld-maréchal et général d’infanterie. Ambassadeur en Russie.  Chevalier de la Toison d’Or

Homme de lettres, il rédigea à 15 ans son premier ouvrage, Discours sur la profession des armes.

Charles-Joseph de Ligne

En 1751, son père le conduisit à Vienne et le présenta à l’empereur François Ier et à l’impératrice Marie-Thérèse, qui le fit chambellan. Le 6 août 1755, il épousa à Vienne Françoise-Marie-Xavière, princesse de Liechtenstein.

Entré au service de l’Autriche la même année, il accomplit, en qualité d’officier de vaillantes campagnes durant la Guerre de Sept Ans. Il prit part, entre autres, aux batailles de Kolin, de Breslau, de Leuthen et de Hochkirch. Nommé colonel, il fut envoyé à Versailles pour annoncer la victoire autrichienne de Maxen. Membre du collège des Comptes dans la Diète du Cercle de Westphalie. Général d’infanterie et feld-maréchal, commandant de l’ordre militaire de Marie-Thérèse. Ambassadeur en Russie. Entré en diplomatie, sa sympathie pour les rebelles belges lui en ferma la porte.

Lors de l’annexion par la France, en 1792, ses biens furent confisqués et mis sous séquestre. Ses droits seigneuriaux furent abolis sur tous les villages que les Ligne détenaient. Il fuit les Pays-Bas et termina sa vie à Vienne. Il va alors vivre assez pauvrement, ne s’occupant plus que d’art et de science. Il fréquenta Casanova, Wieland, Germaine de Staël. Il correspondit avec Rousseau, Voltaire, Goethe, Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie. Cette dernière, pour améliorer sa situation, le fit feld-maréchal russe et lui donne une terre en Crimée. Le crépuscule de sa vie se déroula au moment du congrès de Vienne, dont il devint le « maître des plaisirs ».  

Il est le symbole de la société aristocrate du XVIIIème. Il voyagea beaucoup (Londres, Versailles, St Pétersbourg, Vienne) et passa sa vie dans les cours européennes (Vienne chez Marie-Thérèse et Joseph II, Berlin chez Frédéric II, St Pétersbourg, Paris) où il côtoya les élites politiques et intellectuelles de son époque (Voltaire, Goethe, Madame de Staël).  A Beloeil, il fera édifier le jardin à l’anglaise, l’orangerie et les serres. Il fut aussi écrivain (plus de 40 livres, notamment de sciences militaires)

Charles-Joseph épousa le 6 août 1755 Maria Franziska (27 novembre 1739-17 mai 1821), fille du prince de Liechtenstein. Dont il eut:

  • Marie-Christine(1757-1830), ép. 1775 Johann Nepomuk
  • Charles Joseph Antoine Lamoral Ghislain (1759-1792, avant son père)
  • François Léopold(1764-1771) ;
  • Louis Eugène (1766-1813, avant son père). C’est lui qui, rentré au pays, parvint à faire lever les séquestres sur ses domaines.

 

 

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