Quévy

Entité communale de Quévy

Quévy-le-Grand (QG) et Quévy-le-Petit (QP) n’étaient à l’origine qu’une seule commune, constituée de deux noyaux villageois légèrement distants l’un de l’autre. Quévy-le-Grand était une dépendance de Quévy-le-Petit et ne devint une commune autonome qu’en 1720.

A noter qu’une commune voisine a disparu, celle de Warelles, qui s’étendait sur les deux Quévy, sur Bougnies et Havay.

Le territoire

Superficie: Les deux villages couvrent une superficie de 1964 ha, répartis en 1003 ha pour Quévy-le-Grand et 961 ha pour Quévy-le-Petit.

Altitude: il existe un dénivelé important entre le nord (70m-80m) et le sud (140-150m)

Situation géographique :  Quévy se trouve sur le versant nord du plateau de Bavay (Hauts-Pays).

Cours d’eau : Les deux villages sont irrigués par des ruisseaux qui ont creusé des petits vallons dans lesquels se sont blottis les noyaux initiaux d’habitat. 

Quévy-le-Grand s’est concentré entre deux ruisseaux, celui de la Wampe et celui de Lombray. Les deux se rejoignent au nord de l’agglomération. La Wampe continue son chemin vers l’Enclos des Warelles, Bougnies, Asquillies, Nouvelles pour aller se jeter dans la Trouille à Hyon.

Quant au ruisseau de la Fontaine de la Ville, il est situé un peu plus au nord avant de rejoindre à son tour la Wampe, qui reçoit également le ruisseau du Barbet venant de Havay. 

Quévy-le-Petit présente un paysage t une organisation villageoise d’un modèle identique. Ici, le noyau originel s’est concentré au bord du ruisseau du Louvroit. Alors qu’au nord-ouest du territoire passe celui du By dans lequel se jette le Louvroit, au niveau du bois du Tilleul.

Paysage préhistorique (après la dernière période glaciaire) : boisé (Forêt Charbonnière)

Nature du sol : limoneux, sablonneux

Nature du sous-sol : grès, calcaire

Préhistoire

Néolithique (Homo Sapiens) : 

Des haches de silex néolithiques ont été ramassées au XIXème siècle (Th. Bernier).

Antiquité gallo-romaine

On pense que l’endroit était parcouru par un diverticulum qui reliait les deux chaussées romaines, celles de Bavay-Asse-Utrecht et celle de Bavay-Cologne.

Sur Quévy-le-Petit, lors de l’aménagement d’un gazoduc en 1992, il semble qu’on ait touché à des vestiges d’un site gallo-romain. Les fouilles n’ont pas pu aller plus loin.

Selon Th. Bernier, on a ramassé au XIXème siècle des monnaies de Gordien, Philippe et Postumus, soit des empereurs du milieu du IIIème siècle.

Par contre, à l’Enclos des Warelles, toujours au XIXème, on aurait découvert selon Th. Bernier des restes de tombes romaines et de temple. Sans précision.

Une épée romaine en fer a été trouvée par un agriculteur à proximité du ruisseau du Lombray dans les années ‘1970.

Dans les années 2010, des fouilles ont été effectuées à la Rue des Soeurs. Elles ont permis de découvrir des vestiges d’époque gallo-romaine: quatre fosses, des trous de poteau, des tronçons d’aqueduc, des fragments de tegulae (matériel datant du Ier au IIIème siècle). Il est probable que des éléments architecturaux d’un bâtiment d’une importance inconnue ont été récupérés postérieurement pour d’autres constructions.

Premier Moyen-Age (période franque mérovingienne et carolingienne)

A Quévy-le-Grand, des fouilles ont été réalisées à plusieurs reprises depuis 2012 entre les rues du Culot et des Sœurs, au centre du village. Elles ont révélé plusieurs niveaux de constructions médiévales.

Un premier, datant de la fin du VIIème-début du VIIIème siècle, montrant un four de potier, des tessons de céramique, des trous de poteaux en alignement et des fossés. Tout ceci évoque un habitat artisanal.

Un deuxième niveau, entre le Xème et le XVème siècle, aurait révélé des éléments intéressants, mais non élucidés : une forge, un château carré à tours d’angles circulaires, des silos, des fonds de cabanes.

Un troisième niveau plus récent (XVI-XIXème siècle) était occupé par une grande ferme.

Il semble qu’au Moyen-Age (période ?), un seigneur ait voulu y construire un couvent et son château. Par la suite, il abandonna le projet, le château (non documenté sur un écrit) ne fut sans doute pas terminé (les structures trouvées sont incomplètes par rapport aux châteaux de l’époque – pas de douves, par exemple). Qu’en a-t-il été du couvent ?

Le tout aurait été recouvert par une métairie, devenue la ferme Duquesne ou des Quatre Chemins.

Deuxième Moyen-Age – le village

Première mention: 1071

Toponymie (anciennes orthographes) : 

  • Kuevei Mir, 1122
  • Chevi magnum et parvum, 1181 (Bulle du pape Alexandre III qui confirme à l’abbaye de Liessies la possession de son autel. Jusque-là il appartenait aux chanoines d’Aix-la-Chapelle). Ce texte fait donc comprendre que les deux parties du village s’appelaient déjà « grand » et « petit ».
  • Kivi, 1181 (charte du comte Baudouin)
  • Kevy Mir, 1181 (« le Mire » était le surnom donné à certains membres de la famille seigneuriale)
  • Kevi, 1195 (charte de Baudouin)
  • Keyni
  • Quévy, XIIIème

Etymologie (hypothèses d’origine du nom) : 

  • Du celtique Kav, signifiant « caverne, lieu profond » (Chotin)
  • Ou du latin cava, de signification identique

Le village est traversé par des vallées profondes, ce qui peut donner un sens à l’endroit : « villages des vallées profondes ».

Epoque de son apparition: entre le Xème et le XIème siècle

Facteurs ayant favorisé son émergence :

voies de communication: la chaussée romaine

sources d’eau ou cours d’eau: les ruisseaux mentionnés plus haut

source de bois: toute la région était boisée

proximité d’un lieu de pouvoir: les châteaux seigneuriaux et les fermes abbatiales

L’habitat central a peu changé depuis le XVIIIème siècle. Il était alors constitué de fermes d’importance variable et de maisons rurales. Sur le plateau alentour, se situaient de grosses fermes, développées au Moyen-Age, souvent en autant de fiefs, reconstruites au XVIIIème et XIXème siècles, à l’origine de hameaux : Nevergies, Lombray, la Ferrière (Ste Waudru), Epinlieu, Bommeteau, Blairon, Petit-Cambrai

Paroisse: Les habitants des deux noyaux villageois se constituèrent en deux paroisses : la principale à Quévy-le-Petit (dédiée à Saint-Martin), la succursale (ou secours) à Quévy-le-Grand (dédiée à Saint-Pierre). 

Il semble qu’en 1803, la paroisse de Quévy-le-Grand soit devenue autonome.

Evêché: de Cambrai (jusqu’en 1804), puis de Tournai ensuite

Décanat/doyenné: Maubeuge jusqu’en 1803, puis Pâturages

Autel (dîmes, entretien de l’église, nomination des officiants). Jusqu’en 1122, la dîme était collectée en faveur du chapitre d’Aix-la-Chapelle, fait unique dans la région, qui pourrait s’expliquer par l’appropriation du domaine par l’empereur Charlemagne, comme il le fit pour l’abbaye montoise et d’autres.

Par la suite, les revenus paroissiaux allèrent à l’abbaye de Liessies, vœu de l’évêque de Cambrai, confirmé par une bulle du pape Alexandre III en 1181.

Répartition des pouvoirs pendant la période féodale

Autorité supérieure: comté de Hainaut

Autorité sous-jacente (administrative et judiciaire): prévôté de Mons

Seigneuries et fiefs

Une charte du chapitre de Sainte-Waudru, datée de 1071, fait mention de Quévy (Kévi). Il est possible que le domaine de Quévy ait été donné à l’abbaye. Peut-être s’agissait-il d’un alleu appartenant à Waudru ou à sa famille, peut-être cela lui-a-t-il été donné par une autre propriétaire au moment de la fondation (VIIème siècle).

L’appellation « Kévi » sous-entend qu’il n’y avait à l’origine qu’un seul domaine couvrant les presque 2000ha.

Les fouilles réalisées permettent de penser que le territoire, surtout à Quévy-le-Grand, fut occupé dès le VIIème ou VIIIème siècle.

A la lecture de l’histoire (un peu compliquée) de Quévy, on a l’impression que le chapitre montois n’a pas conservé le domaine, du moins dans son entièreté. Dans le chaos qui a suivi les raids vikings de la fin du IXème siècle, il est possible que les comtes, Régnier Ier ou son fils Régnier II, se le soient approprié. Aves la féodalité, ce domaine s’est morcelé en d’assez nombreux fiefs.

Il y a d’abord les fiefs attribués à des institutions ecclésiastiques :

  • L’abbaye de Bélian de Mesvin (QG), fondée en 1244
  • L’abbaye d’Epinlieu (QG), fondée un peu avant
  • L’abbaye de Sainte-Waudru (QG), peut-être un reste du domaine initial du VIIème siècle. On écrit qu’en 1203, le comte Baudouin VI se serait emparé de terres de Quévy pour y faire l’étang de la Rogerie, au détriment de l’église de Mons qui en perdait le cens et les revenus. Il compensa  en lui offrant des tailles et des impôts perçus sur ces terres. Longtemps, ce chapitre put administrer son fief en nommant un maire héréditaire.

A côté de la seigneurie principale, on trouve mention d’un assez grand nombre de fiefs, détachés de la première, à différents moments de l’ancien régime, et attribués (ou vendus) à des aristocrates ou bourgeois enrichis (voir plus loin).

La seigneurie principale

C’est ce qui reste du domaine initial comtal. A moins que cette terre ne soit devenue la propriété d’une famille (alleu) qui porta le nom du village. Ses seigneurs devaient être importants puisqu’ils furent des pairs du comté de Hainaut, soit des proches du comte, dès le XIème siècle, qui, présents à la cour de Mons, participaient au pouvoir comtal, en matière politique et judiciaire.

Famille de Quévy (Kévy, Kiévi)

On cite, sans nécessairement toujours savoir qui est seigneur et qui ne l’est pas :

  • Wautier/Gauthier de Quévy (v1050- ?), chevalier et seigneur de Quévy du temps des comtes Baudouin II et III.
  • On cite (dans les généalogies) un fils, Robert de Quévy « le Mire », qui aurait participé avec son père au tournoi d’Anchin de 1096. Il ne semble pas avoir succédé à son père comme seigneur de Quévy, puisqu’on le rencontre, lui et ses successeurs (qui prennent le nom de « Le Mire »), dans d’autres fonctions, notamment à Coucy (Aisne).
  • Guillaume de Quévy. Il est cité comme seigneur de Quévy en 1199 comme témoin d’une donation par Hugues de Croÿ à l’abbaye de Saint-Denis, en présence du comte Baudouin VI.
  • Pierre de Quévy. Chevalier, cité en 1219. 
  • Wauthier de Quévy. Chevalier, cité en 1239
  • Guillaume de Quévy. Est-il différent du précédent ou est-ce le même qui aurait vendu la pairie de Quévy à Allard de Strépy-Ville ? En quelle année ?
  • On trouve encore par la suite quelques personnages au nom de Quévy :
    • Rasse de Quévy, grand bailli du Cambrésis en 1266
    • Jehan de Quévy, cité comme témoin en 1295 (affranchissement par Jean d’Avesnes des habitants de Mons des droits de morte main.
    • Nicaise de Quévy, cité en 1310
    • Ils sont encore plusieurs cités au XIVème siècle dans le Cambrésis.

Famille de Ville

Il semble qu’un Allard de Strépy-Ville est cité comme seigneur de Quévy et pair du Hainaut en 1273. Il le serait devenu par achat du domaine. Car apparemment aucun mariage ou héritage ne semble expliquer cette acquisition.

Ce pourrait être cet Allard de Strépy (v1170-apr1224/1234) qui est parfois cité comme pair de Hainaut dès 1204 et héritier de Quévy par une Ide de Quévy, tante maternelle de son épouse Ide de Ribécourt. Ceci n’est pas vérifié. Cet Allard était un preux chevalier qu’on retrouva sur de nombreux champs de bataille. Il était aussi baron de Harchies, seigneur de Strépy, de Ville (Pommeroeul) et d’Audregnies.

Par contre, les personnages qui suivent, mentionnés comme seigneurs de Quévy, ne sont pas retrouvés dans les généalogies des Strépy et Ville.

  • Gilles de Ville ( ?-apr1392), cité comme seigneur de Quévy en 1375 et 1392. Il avait épousé Marie de la Hamaide. Il mourut avant celle-ci.
  • Elle se remaria avec Rasse de Prée, qui est cité comme seigneur de Quévy et écuyer en 1416.
  • Par la suite, Jean de Ville, issu du premier mariage, est cité comme seigneur en 1447.
  • Son fils, Ghislain de Ville, lui succéda et est cité en 1475. Ce serait celui-ci qui aurait vendu la pairie à  la fin du XVème siècle.

Famille de Lalaing (fin XVème-1586) – branche aînée

  • Charles de Lalaing (1466-1525) acheta le domaine seigneurial de Quévy et devint pair de Hainaut.  Seigneur de Lalaing et baron d’Escornaix, il avait servi comme conseiller-chambellan les archiducs Maximilien, Philippe le Beau et enfin Charles-Quint qui le récompensa en le créant comte en 1522.
  • Lui succéda son fils Charles II de Lalaing (v1506-1558)
  • Et ensuite Philippe II de Lalaing (1537-1582), fils de ce dernier. A sa mort, il n’a plus d’héritier mâle et avec lui se termine la branche aînée.
  • Sa fille aînée Marguerite de Lalaing (1574-1650) hérita d’une grande partie de ses domaines et titres.

    D’Adrien de Montigny (fin XVIème)

Famille de Berlaymont

Elle avait épousé Florent de Berlaymont (v1550-1626), comte de Berlaymont, devenu pair de Hainaut par son mariage avec Marguerite de Lalaing. Cette famille, originaire de l’Avesnois, descendait de Gilles de Chin. Ce couple n’eut que deux filles, dont l’une, Isabelle de Berlaymont ( ?-1630) hérita des titres et principaux domaines, dont Quévy.

Famille d’Arenberg

  • Philippe-Charles d’Arenberg  (1587-1640) devint seigneur de Quévy et pair de Hainaut en épousant Isabelle de Berlaymont. Il était prince d’Arenberg et du Saint-Empire, duc d’Aerschot, seigneur d’Enghien et de Quiévrain. Il fit une carrière militaire et diplomatique au service du roi Philippe III d’Espagne et des archiducs Albert et Isabelle, gouverneurs des Pays-Bas.
  • Leur fils, Philippe François d’Arenberg (1625-1674) leur succéda. Les Etats de Hainaut déplacèrent le siège de la pairie de Quévy à Enghien en 1670.
  • Sans postérité à sa mort, il légua ses titres et biens à son demi-frère Charles Eugène d’Arenberg (1633-1681), qui, lui-même, les transmit à son fils Philippe Charles François d’Arenberg (1663-1691). Lui succéda :
  • Léopold Philippe Charles Joseph d’Arenberg (1690-1754), fils du précédent. 

Il revendit le domaine seigneurial de Quévy en 1750 à Lamoral François de Lattre du Bosqeau (1679-1770).

Lui ou sa veuve le revendit à nouveau en 1770 à  Zacharie Vincent Joseph Obert (1746, Mons- 1821), écuyer, gentilhomme de la Chambre des Etats du Hainaut, chevalier de la noble et souveraine cour à Mons en 1774. En 1794, les droits seigneuriaux furent abolis. Il fut créé vicomte en 1816 par le roi Guillaume de Hollande.

La seigneurie de l’Enclos des Warelles

Il s’agissait d’une seigneurie, fonctionnant aussi comme une commune (maire, échevins) qui s’étendait au nord des deux Quévy, sur une partie de Havay et une partie de Bougnies. Il s’agissait d’une large propriété boisée, traversée par la Wampe et le ruisseau de la Fontaine de Ville. Le château de Warelles fut habité par la famille de Behault de Warelles, dont plusieurs membres étaient magistrats à Mons. Question : depuis quand existait cette seigneurie ?

A cette seigneurie, étaient attachés le fief et le château de Gontroeuil, qui appartenait à la seigneurie du même nom à Gognies-Chaussée (France).

La seigneurie de Bommeteau (à l’ouest de Petit-Quévy). Elle comprenait un château (celui du Petit Cambrai), une ferme, des terres et un moulin sur le By. Elle appartint aux sires de Franeau et Bournonville

La seigneurie du Bosqueau/Bosquiau (entre Bougnies et Petit Quévy). Elle est relativement ancienne. Elle fut tenue par les seigneurs de Marchiennes. On connait :

  • Jacques 1er (ou Jacquemart) de Marchiennes ( ?-1424), le premier de la famille à posséder ce fief, au début du XVème siècle. Peut-être aussi de la seigneurie voisine de Harveng-Marchiennes et plus sûrement de celle de Marchiennes.
  • Ansseau de Marchiennes  ( ?-1442), fils du précédent, sans postérité
  • Jacques II de Marchiennes, frère du précédent
  • Il semble que par la suite, cette seigneurie passa Guillaume Mahieu ( ?-1469).
  • Sa famille détint la seigneurie jusqu’en 1678.
  • Lamoral François de Lattre (1679-1770) acheta en 1750 la seigneurie principale de Quévy et celle du Bosquiau.
  • Lui ou sa veuve le revendit à nouveau en 1770 à  Zacharie Vincent Joseph Obert (1746, Mons- 1821)

On mentionne encore les seigneuries suivantes:

  • La seigneurie des Préelles, citée en 1619
  • La seigneurie de Molembaix, citée en 1598
  • La seigneurie de Cheny (QG)
  • Un fief de Jauche (QG)
  • Un fief du Saulchoit (QG)
  • Fief de la seigneurie d’Havré (QP) – cette famille avait plusieurs possessions dans la région (Havré, Ghlin, Havay, Goegnies-Chaussée).
  • Fief du comte de Clerfayt (QP) – à la fin du XVIIIème siècle, ce maréchal d’empire possédait aussi Hainin, Onnezies, Autreppe et bien d’autres petits fiefs.
  • Seigneurie de Beaudroit (QP), tenue par les familles Wauquier et Derbaix, au XVIIIème
Période française (1794-1814)

Fin de l’Ancien Régime féodal en 1794

  • Département: Jemappes
  • Canton: Pâturages
Répartition des pouvoirs pendant la période contemporaine (à partir de 1814)
  • Etat: Royaume des Pays-Bas (1814-1830), puis Royaume de Belgique
  • Province: Hainaut
  • Arrondissement administratif: Mons
  • Arrondissement judiciaire: Mons
  • Canton: Pâturages
  • Entité communale depuis 1977: Quévy
Economie

Elle reposa essentiellement sur l’agriculture, l’élevage, les cultures maraîchères et fruitières, ainsi que sur les industries dérivées. De nombreuses grosses fermes, souvent liées à d’anciens fiefs, sont parsemées dans le paysage. A côté, vivaient de plus petites.

On trouvait des moulins, à eau sur les ruisseaux, dans les deux Quévy. Celui sur la Wampe, à la rue Bois-Bourdon, accompagnait un bâtiment encore visible et datant du XIXème siècle.

L’activité industrielle la plus importante fut celle de la sucrerie. Le processus de la fabrication du sucre à partir de betteraves date du milieu du XIXème siècle. De nombreuses sucreries virent alors le jour. Dans la région, on en trouvait aussi à Givry (ferme Esquerbion), Hyon-Ciply et Frameries. Elles étaient alimentées par les nombreux fermiers qui y étaient actifs. Les plus proches amenaient leurs produits en chariots.

En 1909, on construisit un réseau de trams qui permit d’alimenter la sucrerie de Quévy-le-Grand à partir du Borinage et de la région de Mons. Il était même relié à la gare de Quévy-Aulnois pour des productions plus lointaines.

La sucrerie de Quévy vit le jour en 1868, dans l’ancien domaine des Warelles. Elle était située près d’un axe routier important et surtout à côté d’un ruisseau, la Wampe. Cette industrie consommait énormément d’eau pour laver les betteraves. Des normes imposèrent même l’aménagement de bassins de décantation pour l’obtention d’une eau plus pure. Un dépôt de trams se situait juste à côté.

La sucrerie de Quévy fut la dernière de la région à fermer, en février 1989. Elle fut rachetée par celle de Tirlemont et réaffectée en production de compost.

A côté des ruisseaux, on trouva aussi des brasseries.

On exploita un temps des sablières à Quévy-le-Grand.

Il y eut même des mines de fer dans le domaine de la Ferrière.

Voies de communication

Une partie de la limite sud de Quévy-le-Grand est constituée de la frontière franco-belge, au niveau de la chaussée romaine Bavay-Cologne. C’est le premier axe routier d’importance dans la région.

Au cours du premier Moyen-Age, vers le VIIème-VIIIème siècle, a dû être aménagé un chemin qui rejoignait les deux abbayes de Mons et de Maubeuge.

Par la suite, avec la constitution des villages, se sont développés d’autres chemins les reliant entre eux (Frameries, Blaregnies, Goegnies, Havay, Bougnies, Bois-Bourdon). Celle entre Frameries et Bois-Bourdon, traversant les deux villages, a été réaménagée dans le troisième quart du XIXème siècle.

Au milieu de celui-ci, en 1857, a été construite la ligne de chemin-de-fer Mons-Hautmont-Paris qui traverse Quévy-le-Petit du nord au sud. La gare de Quévy a été construite sur … le territoire d’Aulnois.

Un réseau de tramways a fonctionné pendant la première moitié du XXème siècle, reliant les deux villages avec Mons et le Borinage, avec la gare d’Aulnois-Quévy et une gare industrielle près de l’ancienne sucrerie.

Patrimoine

Eglise St Martin (Quévy-le-Petit). La nef et les bas-côtés ont été construits en 1544 en style gothique. La tour fut reconstruite en 1727 et le chœur en 1750. On y trouve des pierres tumulaires, un bas-relief (la Charité de Saint-Martin) et un remarquable portail gothique, ainsi qu’un bénitier orné de 1524.

Presbytère, XVIIIème siècle

Chapelle de Beaumeteau

Eglise St Pierre (Quévy-le-Grand). Du XVIème siècle, remaniée au XVIIIème, elle est en style gothique hennuyer. Le chœur est de 1714, le clocher 1720 sur la base d’un clocher du XIIIème siècle. C’est une église-halle à clocher-porche. La nef est voûtée d’un berceau brisé polychrome avec caissons.

Château du Petit-Cambrai fut reconstruit au XIXème. Deux tours.

Château du Bosquiau fut détruit à la fin du XIXème. Il persiste son orangerie.

Château des Warelles. Il subsiste une tour et un logis classique du XVIIIème, à moitié démoli avant 1914. On y voit aussi une ancienne orangerie du début du XXème, un édicule de jardin pittoresque et des anciennes écuries (rénovées en habitations).

 

 

 

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