Rampemont (famille de)

Pas de trace écrite avant 1253.

Pour Daniel Dereck,  les Rampemont pourraient être issus d’une branche cadette des seigneurs de Jenlain, hypothèse qu’il justifie par la similitude des blasons et des prénoms ainsi que par un fief qu’avaient les Rampemont relevant en partie de la terre de Jenlain.

Les quelques seigneurs de Rampemont connus sont :

Jean de Rampemont, au XIIIème siècle, ayant participé à une croisade selon une légende locale qui en faisait un seigneur odieux vis-à-vis de ses sujets. Ce récit est conté par Audin et Cambier, mais semble relever de la légende.

Alexandre I de Rampemont (avt1253). Chevalier et S. de Rampemont. Cité en 1253 dans un document concernant un arbitrage entre l’Ordre du Temple et l’abbaye de Bonne-Espérance. Alexandre veillait aux intérêts de l’Ordre du Temple. En 1261, Alexandre de Rampemont est choisi comme arbitre dans un différend opposant l’abbaye de Crespin et Gilles de Bellignies concernant leur juridiction respective à Bellignies. D’une épouse inconnue, il eut:

Nicolas de Rampemont (v1261-v1336), seigneur de Rampemont. Vassal des Templiers. Cité en 1282.

En 1312, le roi Philippe IV de France, en accord avec le pape, dissout l’Ordre des Templiers et confisqua leurs biens.

Les domaines situés en dehors du royaume passèrent à l’Ordre de St-Jean de Jérusalem.

La maison-mère pour le Hainaut se trouvait à Piéton.

Cet Ordre fut créé sous le nom de « Commanderie des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem » en 1133, à la suite de la prise de Jérusalem par les croisés en 1099.

Cette Maison acquit dès le XIIème siècle des biens considérables en Europe (fermes, terres, bois, paroisses, …). Le titre d’Ordre de Malte date du règne de Charles Quint au XVIème siècle.

Nicolas de Rampemont avait épousé Potelle ( ?), dont il eut:

  • Alexandre, infra
  • Guillaume « Broyefors » ( ?-1330/1340). Cité en 1320 comme prévôt de la prévôté de Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles, une dépendance de l’abbaye du St-Sépulcre de Cambrai.
  • Arnould « Maillefiers » ( ?-v1354), cité en 1341
  • Jean « Berruyer ». Ecuyer, puis chevalier au service du comte de Hainaut. D’une épouse inconnue, il eut:
    • Bernard de Rampemont, infra
  • Gérard « Ysorès », écuyer ==> branche des Rampemont de Brabant. Il a hérité de Malaise en Brabant et se battit aux côtés des ducs de Brabant et du comte de Flandre.
  • Isabelle, Jeanne, Mahaut, Marguerite

Alexandre II de Rampemont ( ?-v1349), fils du précédent. Seigneur de Rampemont. Chevalier. Cité en 1317, 1342, 1344, 1349, notamment comme témoin dans des jugements de conflit entre les abbayes (Mons, St-Ghislain) et les seigneuries voisines. Cité par le chroniqueur Jehan Froissart. Il est dit vassal du Comte de Hainaut, Guillaume II, des seigneurs de Jenlain et de Montignies-St-Christophe et de Tupigny, ainsi que des Templiers ( ?). Il aurait participé à la Guerre de Cent Ans, aux côtés du comte, face à Jean de Valois, dauphin du roi Philippe VI de France. Il épousa Mahaut d’Yssche. Pas de postérité. 

Bernard de Rampemont, neveu du précédent. En 1381, il vendit une partie de sa seigneurie située sur Onnezies, à l’ouest de la voie romaine, à Baudouin de Hennin-Liétard, seigneur de Fontaine et de Sebourg. Ce qui devint la seigneurie de « Rampemont d’Onnezies ».

En 1399, Bernard de Rampemont vendit la propriété à Guillaume de Sars (Sars-la-Bruyère). On ne trouve plus trace des Rampemont par la suite.

Selon certaines généalogies (souvent imprécises), ce Guillaume n’a alors que 6 ans. Il se pourrait donc que ce soit son père, Allard « Lion » de Sars, qui soit l’acheteur. A moins qu’il n’existe un document prouvant le contraire.

On cite aussi Bernier/Renier de Rampemont, écuyer, cité en 1352.

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