Trazegnies (famille de)

S’intéresser aux grandes familles seigneuriales du moyen-âge comporte toujours des risques d’interprétation. En effet, certains de leurs membres dans les siècles anciens ont souvent reconstruit leurs généalogies sur des bases documentaires douteuses dans le but d’y inscrire des ancêtres prestigieux.

La famille de Trazegnies n’y échappe pas. Le premier à le souligner est l’actuel marquis Olivier de Trazegnies qui s’est longuement penché et documenté sur ses ancêtres. Voici un de ses commentaires :

« La recherche des ancêtres est une science à géométrie variable. Plus on remonte dans le temps et moins les vérités reçues inspirent le respect. On sait en effet que l’histoire des familles, à l’origine transmise par voie orale, fut couchée systématiquement sur papier à partir du XVIe siècle. A l’époque, nul commanditaire ne demandait la vérité. Il fallait justifier a posteriori la noblesse et l’ancienneté de son lignage en déployant des ancêtres admirables, plus ou moins pêchés dans des chartes. D’énormes erreurs furent ainsi colportées de génération en génération. Dès le XIXe siècle, les chercheurs montrèrent plus d’honnêteté intellectuelle, quoique en général, se souvenant que «la nature a horreur du vide», de nobles dames, appelées «Gisèle» ou «Cunégonde» dans les rares documents disponibles, aient été flanquées de patronymes du meilleur goût, mais de la plus charmante fantaisie. Quant aux filiations, on dirait que certaines ont été tirées au sort, selon la bonne ou la mauvaise humeur du gratte-papier de service »

Je remercie le marquis Olivier de Trazegnies qui, avec bienveillance, a souligné les contre-vérités d’un premier article que j’avais consacré à sa famille. J’y avais décrit sa généalogie à partir d’éléments trouvés sur différents sites web généalogiques. Cette nouvelle version a été réalisée sur base des nombreux documents qu’il m’a aimablement prêtés et qui sont le fruit de ses propres recherches. Il m’a également guidé par ses remarques pertinentes dans l’élaboration de ce texte. J’indiquerai par un (OdT) ce qui dans mon texte contredit les erreurs et les errances qui émaillent un grand nombre de généalogies du Net à propos de sa famille.

Si je me suis intéressé à cette ancienne famille seigneuriale, c’est parce qu’elle est intervenue dans la gestion féodale de plusieurs localités qui sont situées dans le bassin hydrographique de la Haine  (Dour, Onnezies, Gommegnies), mais aussi de certaines villes hennuyères (Blicquy, Ath, Le Roeulx) qui ont retenu mon attention.

En réalité la famille de Trazegnies est une ancienne maison féodale éteinte, fondue dans la famille de Hamal en 1418. Les membres subsistants de cette famille sont issus d’Arnould de Hamal et d’Anne, dame héritière de Trazegnies et de Silly. L’ascendance agnatique prouvée de cette famille héritière des premiers seigneurs de Trazegnies remonte à au moins 1228 et peut-être même à la fin du siècle précédent.

Trazegnies est une localité située entre Charleroi et La Louvière. Cependant l’histoire de cette famille commence à Silly et à Blicquy avec le probable mariage d’Othon de Blicquy et d’Helvide de Silly.

Dans un premier temps, je vais m’attarder sur les racines familiales prestigieuses que d’anciens membres de la famille de Trazegnies se sont attribuées. Sur base des documents qui m’ont été confiés, je tenterai d’en démontrer la nature fantaisiste ici, le caractère hypothétique là et enfin les certitudes.

Ensuite je m’attacherai aux éléments généalogiques prouvés.

Charlemagne comme premier ancêtre prestigieux

Il est possible, et même probable, que les Trazegnies descendent « du côté des femmes » de Régnier IV, comte de Hainaut. Celui-ci était un lointain descendant de Charlemagne et le beau-fils d’Hugues Capet.

Retraçons donc dans un premier temps l’ascendance connue de Régnier IV.

Elle remonterait à la famille des Pippinides, ces maires du palais du royaume franc mérovingien d’Austrasie. L’un de leurs membres fut élu roi des Francs en la personne de Pépin le Bref.

Ses descendants sont (en allant vers Régnier IV) :

  • Pépin le Bref (715-771), fils de Charles Martel, élu et sacré roi de tous les Francs (Regnum Francorum) en 751 en place du dernier roi mérovingien
  • Charlemagne (742/748-814), fils du précédent, roi des Francs en 771, empereur d’Occident en 800
  • Louis le Pieux (778-840), fils du précédent, empereur d’Occident en 814
  • Lothaire Ier (795-855), fils aîné du précédent, roi de Francia Media et empereur d’Occident à la suite du Traité de Verdun de 843.
  • Gislebert de Maasgau (820-875), comte de plusieurs « pagi » dont le Maasgau (Maastricht), le Darnau (où se trouvait Trazegnies, Fleurus, Gembloux, Nivelles), le Lommegau (Namur), peut-être le Hainaut et le comté de Louvain. Il avait épousé Ermengarde (v825-875), fille de Lothaire Ier
  • Régnier Ier « au Long Col » (v850-916), fils de Gislebert et d’Ermengarde, nommé comte de Maasgau, de Hainaut (au moment des invasions Viking), de Louvain, de Lommegau et de Darnau
  • Régnier II (v890-v940), fils du précédent et d’Albérade de Mons, nommé comte de Hainaut en 925 et comte de Louvain. Son frère aîné, Gislebert, fut comte de Maasgau et duc de Lotharingie. Il est possible (mais pas absolument certain) qu’une de ses sœurs épousa Bérenger, comte de Lommegau (Namur) et peut-être de Darnau. Ce Bérenger serait mort sans enfant et ses possessions furent démembrées au profit des comtés voisins (Louvain/Brabant et Hainaut). C’est peut-être à ce moment que la famille des Roucy obtint plusieurs domaines seigneuriaux de ce territoire démembré.
  • Régnier III (v932 ?-958), fils du précédent et d’une mère inconnue. Il entra en conflit avec l’empereur Othon Ier et fut exilé en Bohême où il mourut. Un marquisat de Valenciennes fut détaché du Hainaut et fut donné à Amaury de Cambrai, alors que le comté de Mons passa à Godefroid de Verdun.
  • Régnier IV (apr947-1013), fils du précédent, ne cessa, avec son frère Lambert, de récupérer biens et titres qui avaient été confisqués à leur père, dans des conflits sanglants contre les comtes mis en place. A la fin, Régnier IV recouvrit le comté de Mons, ses domaines et ses titres, alors que son frère Lambert devenait comte de Louvain (futur duché de Brabant). Il avait épousé Hedwige de France, fille du roi Hugues Capet.

J’arrête momentanément ici cette liste généalogique qui démontre en même temps la situation chaotique des territoires qui se trouvent aux confins des comtés de Hainaut, de Louvain et de Namur. Situation qui peut expliquer des événements qui surviendront avec les premiers Trazegnies.

 Hugues Capet comme deuxième ancêtre prestigieux

Je vais présenter ici brièvement une liste généalogique que l’on trouve régulièrement dans beaucoup de livres et sur des sites web.

 Hugues Capet (941-996) est de la famille des Robertiens, entre autres comtes de Paris. Il fut élu roi de France en 987 par ses pairs en place du dernier roi carolingien. Il épousa Adélaïde de Poitiers, dont:

  • Robert II, infra
  • Hedwige Capet (969-1013), ép. Régnier IV de Hainaut (945-1013).

Je reviendrai plus tard sur cette union.

 Robert II « le Pieux » de France (972-1031), fils du précédent. Roi de France, Duc de Bourgogne. Il épousa Constance d’Arles de Provence. Ils eurent plusieurs enfants, dont

  • Henri I, roi de France ==> lignée des rois Capétiens
  • Robert, infra

 Robert I « le Vieux » de Bourgogne (v1011-1076). Duc de Bourgogne, comte d’Auxerre. 

Ep.1 v1033 Hélène Héliette de Semur

  • Hugues (v1034-1058), infra
  • Henri de Bourgogne (1035-1073), duc de Bourgogne
  • Ep.2  Ermengarde d’Anjou (1010-1075)
    • Hildegarde de Bourgogne, ép. Guillaume VIII d’Aquitaine

Hugues de Bourgogne (v1034-1058, décédé avant son père), fils du précédent. Ecuyer. Non  marié. Il aurait eu un fils naturel de mère non précisée, appelé Gilles de Bourgogne, qui suit.

Gilles « le courageux » de Bourgogne, encore parfois affublé du nom de « Gillion de Silly »  (v.1050- ?), supputé fils naturel du précédent. Ecuyer. Et supputé premier seigneur de Silly.  Il aurait participé à la première croisade avec Godefroid de Bouillon, le comte Baudouin II de Hainaut et Gilles de Chin dont il aurait été le parrain. Il aurait été fait captif là-bas. On lui fit croire là-bas à la mort de son épouse. Il se lia avec une musulmane du nom de Gratiane. Lors de son retour il retrouva son épouse Marie d’Ostrevent saine et sauve. Les deux femmes vécurent ensemble, semble-t-il, dans une cordiale entente. Ils entrèrent tous les trois dans une institution religieuse, Gilles à Cambron (abbaye pourtant fondée près d’un demi-siècle plus tard, en 1148), Marie et Graciane à l’abbaye de l’Olive à Morlanwelz (pourtant fondée en 1220 !). Après le décès des deux femmes, il repartit en Palestine où il fut tué lors d’une bataille. Son coeur fut ramené par son fils Gérard qui l’avait accompagné et fut déposé dans le tombeau de Marie et de Graciane. Un mausolée fut construit dans le monastère.

Tout ceci est légendaire et remonte à des récits du XIVème siècle. Ce personnage est un composé de plusieurs membres importants de la famille Trazegnies qui ont vécu aux XII et XIIIème siècles (OdT). Il est romanesque, digne des romans de chevalerie. Je l’ai cependant mentionné, parce qu’il apparaît dans plusieurs récits anciens et notamment dans le Dictionnaire d’histoire et de géographie du Hainaut de Théodore Bernier.

Famille de Silly

Selon l’abbé Plumet, historien de la famille de Trazegnies, ces quatre personnages sont les premiers membres réellement connus de la famille. S’ils sont probablement apparentés, ils ne sont pas nécessairement des frères et encore moins fils du Gillion précédent.

Fastré de Silly (v ?-apr1095). Cité en 1095 comme témoin dans deux actes de Gaucher, évêque de Cambrai, au sujet d’une donation à l’abbaye de Saint-Ghislain des autels d’Hautrage et de Wasmes.

Walter/Wauthier de Silli. Cité en 1117 comme témoin lors de la confirmation par Baudouin III, comte de Hainaut, d’une donation à l’abbaye de Saint-Denis  en Brocqueroie  

Roger ou Raignier de Silly. Témoin en 1114 ou 1115 lors d’une confirmation de donations à l’abbaye  de Liessies.

En 1092/1095 Fastré, Siger et Wauthier de Silly scellèrent la donation d’Hellebecq à l’abbaye d’Ename, qui partagea ainsi la Pairie de Silly.

Siger de Silly (v.1060/1070-v1095), le quatrième d’entre eux, aurait été seigneur de Silly. Il est possible qu’il fut le premier des Silly à devenir pair du comté de Hainaut, soit un proche conseiller des comtes.

Famille de Blicquy-Silly

Ce paragraphe sert à démontrer les liens qui existent entre Blicquy, Silly, Ath, Trazegnies et les Hainaut. Je reviens à ceux-ci dans le paragraphe suivant.

Othon Ier de Blicquy (avant 1092-v1136). Il est le premier personnage réel à la racine de la famille des Silly-Trazegnies (OdT). Un acte le cite comme seigneur de Silly. Il pourrait aussi être seigneur d’Ath et de Trazegnies. Cette affirmation est cependant contestée. Il est cité en 1105 comme époux d’Helvide, héritière de Silly, elle-même peut-être veuve d’Evrard Radulf, sire de Mortagne, châtelain de Tournai. De qui était-elle la fille ? Peut-être d’un de ces seigneurs de Silly évoqués plus haut, peut-être de Siger de Silly. Aucun document ne l’atteste. C’est en tout cas ce mariage qui place les deux seigneuries de Silly et de Blicquy sous un seul maître (OdT). On cite comme enfants :

  • Gilles, infra

Il existe une hypothèse (OdT) selon laquelle, pour raison de cohérence de dates, Otton Ier aurait eu un fils, Otton (II), dit « Baccon ». Celui-ci aurait épousé Gertrude de Hainaut, une fille d’Arnould de Hainaut-Roeulx et de Béatrice d’Ath, citée plus haut. Ils auraient eu un fils, nommé Gilles, que l’on cite souvent comme fils d’Othon Ier. Cet Otton II serait décédé avant son père, peut-être tué lors d’un conflit avec son voisin, Eble/Ebale de Viesville, seigneur de Gosselies, descendant des Roucy (voir plus loin). Cette hypothèse sous-entendrait qu’Otton Ier ou le présumé Otton II seraient entrés en possession du territoire de Trazegnies plusieurs années après un démembrement d’un plus grand territoire ayant appartenu autrefois aux Roucy, une famille proche des comtes de Hainaut, démembrement au profit de quelques familles (les Viesville, les Rumigny-Florennes et une branche cadette des Hainaut).

  • Anselme de Trazegnies, seigneur de Péronnes-lez-BincheChanoine et trésorier du chapitre collégial de Soignies. Fondateur de l’abbaye de Notre-Dame de Cambron en 1148. Il aurait été l’oncle de Gilles, frère de son père Othon « Baccon », si l’hypothèse précédente s’avère exacte (OdT).

Gilles Ier de Blicquy, de Silly « de Trazegnies » (v1134 – 1161/1162), fils ou petit-fils du précédent. Seigneur de Silly, et à ce titre pair de Hainaut, seigneur de Blicquy, d’Irchonwelz, d’Ath et de Trazegnies. Il fut fait chevalier par le comte Baudouin IV.

Il serait le premier à porter le patronyme de « Trazegnies » qu’il affiche en 1155 : « dominus castri quod de Trasineheis appellatur ». Il y aurait fait construire le premier château. Ce qui pourrait signifier que cette terre lui fut attribuée. Il est difficile de savoir pour quelle raison et par qui. Son (grand-)père en était-il déjà détenteur, comme écrit plus haut ? Ceci est contesté. Selon l’hypothèse évoquée plus haut, la terre de Trazegnies, issue du démembrement de l’ancien comté de Darnau, aurait appartenu aux Roucy (infra), puis aurait été transmise, on ne sait comment, à la mère supposée de Gilles Ier (OdT). Ce territoire aurait pu aussi être l’objet d’un conflit entre le supposé Othon (II) Baccon et son voisin, Ebale de Viesville, descendant des Roucy (infra), seigneur de Gosselies, qui pourrait avoir été l’assassin de ce même Othon (II).

S’en serait-il emparé aux dépens de son voisin de Gosselies, supposé avoir trucidé son père ? Nous n’avons pas de réponse à ces questions.

Trazegnies était située aux confins des comtés de Hainaut, de Louvain, de Darnau et de Lomme (Namur). Il s’agissait d’une terre franche. Son seigneur ne devait rien à personne, hormis un vague hommage de vassalité au comte de Louvain (plus tard duc de Brabant). Il pouvait y exercer toutes les justices. Certains pensent qu’il s’agissait d’une terre du comté de Louvain (mairie de Nivelles). D’autres optent pour une terre détenue par sa mère, descendante des comtes de Hainaut (OdT). Toujours est-il qu’il s’y enracina.

Il fut également seigneur d’Ath (d’une partie de cette future ville en réalité, celle qui sera fortifiée, et non pas seigneur du « Vieux Ath »). Par héritage de son grand-père Othon ? Cette possession est contestée à ce dernier. Par contre, le domaine pourrait provenir de sa mère ou de sa grand-mère maternelle, Béatrice d’Ath (OdT).

Ce personnage, pourtant bien réel, pose donc beaucoup de questions quant aux origines du domaine seigneurial de Trazegnies. Questions qui n’amènent pas de réponses franches mais de nombreuses hypothèses. Celle de sa parenté en est une première. La vie de Gilles Ier de Trazegnies apparait d’ailleurs rocambolesque, ce qui renforce encore plus  les questionnements à son sujet.

Ainsi, il devait encore être en bas âge lorsque son père supposé (Otton II), puis son grand-père Otton Ier moururent. Le comte Baudouin IV l’aurait pris sous sa tutelle (selon une chronique de l’abbaye de Liessies). Ce qui signifie qu’il en aurait peut-être été un parent. Gilles aurait « vendu » son domaine d’Ath à celui-ci en 1155. D’aucuns prétendent que c’était pour financer un voyage en Terre Sainte. Rien n’est sûr à ce sujet. Le lien de proximité avec le comte « bâtisseur » expliquerait aussi que Gilles « autorisa » son suzerain à placer des troupes armées sur son domaine de Blicquy lorsque les seigneurs de Gavere et de Chièvres contestèrent à Baudouin IV l’érection d’un donjon sur son domaine nouvellement acquis d’Ath.

Gilles Ier de Trazegnies laissa une légende de vaillant et preux chevalier. Cependant quelques méfaits vinrent ternir sa réputation. Il fut en conflit avec l’abbaye de Floreffe. Il commit plusieurs malveillances à l’encontre des moines. Peut-être aurait-il cherché à récupérer les terres d’Herlaimont données par son (grand-) père 30 ans plus tôt à cette abbaye et à se venger de la mort hypothétique de son père. Il aurait attaqué et pillé les monastères d’Herlaimont, de Frasnes-lez-Gosselies, de Cambron et de Renissart entre 1155 et 1162. Il fut excommunié. Par ailleurs, il se repentait de ses méfaits et donnait des terres aux moines. Il semblerait que le comte Baudouin IV ferma les yeux sur ces exactions. Peut-être ne lui attribuait-il pas tous les torts. Les seigneurs des environs furent excédés par ces comportements délictueux et vinrent faire le siège de son château. Il fut tué sous ses propres remparts en 1161 ou 1162.

Gilles Ier avait épousé v1140 Gerberge de Landen (v1120-1188/1195), dont il eut:

  • Othon II (infra)
  • Siger de Trazegnies ( ?-1184/85), seigneur de Blicquy. Cité en 1184 dans une charte avec son frère Othon II.
    • Wauthier, seigneur de Blicquy
      • Agnès, dame de Blicquy, ép. Wauthier de Genlain/Jeanlain

Nous n’arrivons plus à suivre ensuite la destinée de la terre de Blicquy. On la trouve chez Rasse de Ligne (1340-v1410), fils bâtard de Michel I  de Ligne. Puis peut-être chez les Rubempré, les Lizac, les Crécy et enfin dans une branche cadette des Hénin-Liétard et enfin chez les du Roy-de-Blicquy.

  • Rigaud de Trazegnies
  • Helvide, épouse de Godefroid, châtelain de Bruxelles, surnommé « frater » d’Othon II

Liens entre Régnier IV et les Trazegnies

Puisque les Trazegnies (et les Silly) ne peuvent remonter à Hugues Capet par le supposé Gillion, bâtard de Bourgogne, je vais tenter dans ce chapitre de décrire les liens qui unirent au comte Régnier IV les diverses familles seigneuriales qui occupèrent ces territoires aux confins des comtés de Hainaut, Louvain, Namur et Darnau.

Régnier IV de Hainaut (950/956-1013). Ep. v996 Hedwige de France, fille d’Hugues Capet et sœur du roi de France Robert II (capétien)

  • Régnier V ==> comtes de Hainaut
  • Béatrice de Hainaut. Ep.v1010 Eble de Roucy, comte de Roucy et de Reims, fils de Gislebert de Roucy, petit-fils de Renaud/Ranulf de Roucy, le fondateur de cette famille champenoise qui fut fait comte de Reims et de Roucy par le roi Lothaire de France (954-986, un des derniers rois carolingiens, opposés aux comtes de Paris dont est issu Hugues Capet). Ils eurent:
    • Adélaïde de Roucy (v1020-1062), qui épouse Hildouin IV de Montdidier
      • Alix/Ade de Montdidier, qui épouse en secondes noces v1070 Gauthier d’Ath, seigneur d’Ath et du Roeulx. Ils eurent :
        • Ide d’Ath, qui épousa Guy de Chièvres, seigneur de Chièvres
          • Eve/Ide « Damison » de Chièvres
            • Ep.1. Gilles de Chin
            • Ep.2. Rasse III de Gavere
            • Ep.3. Nicolas IV de Rumigny-Florennes (infra)
        • Béatrice d’Ath (v1090-v1150), ép. Arnould de Hainaut, fils du comte Baudouin II de Hainaut (mais pas Gilles Ier de Trazegnies, trop jeune pour elle, comme c’est souvent avancé)
          • Eustache Ier de Hainaut-Roeulx
          • Une hypothétique Gertrude de Hainaut-Ath, dame d’Ath et peut-être de la terre de Trazegnies. Qui aurait épousé Otton (II, « Baccon ») de Blicquy-Silly, fils d’Otton Ier de Blicquy-Silly
            • Gilles Ier de Silly-Blicquy « de Trazegnies»
      • Hedwige/Hadewide de Montdidier, ép. Godefroid IV de Rumigny-Florennes (1015-1078)
        • Godefroid V de Rumigny-Florennes, mort sans postérité
        • Nicolas Ier (1055-1096) qui lui succéda
          • Nicolas II (1075-1153), ép. v1115 Alix de Hainaut, fille de Baudouin II, sœur de Baudouin III et d’Arnould de Hainaut-Roeulx
            • Godefroid VI (1117-1153), sans postérité
            • Nicolas III (1122-1179), qui épousa Eve de Chièvres (supra)
            • Béatrice (v1124-1191) qui épousa Gossuin III de Mons
        • Pétronille « de Roucy » de Rumigny-Florennes (1059-1131). Ep. Raoul de Viesville ( ?-1110), seigneur de Viesville (comté de Namur) et de Gosselies. Plusieurs enfants, dont Ebles de Viesville (1100-1143), le seul garçon, seigneur de Viesville, de Gosselies, qui aurait peut-être tué Otton « Baccon » de Silly-Trazegnies. Ep. Basilie de Coucy, fille de Thomas Ier de Coucy, héritière, qui transmet ses seigneuries à son époux Guillaume de Bierbeek/Bierbais et à leurs descendants

Première conclusion : le lien entre Gilles Ier de Trazegnies et le comte Régnier IV repose donc sur une hypothèse, partagée par le marquis Olivier de Trazegnies et certains historiens. S’il n’y a pas de preuve avérée sur document, il existe cependant plusieurs arguments pour que cette hypothèse tienne la route et permette ainsi aux Trazegnies de remonter à Charlemagne (par les Régnier et Lothaire) et à Hugues Capet (via la fille de celui-ci).

Deuxième conclusion : la liste généalogique qui précède démontre bien les liens familiaux qui existaient entre les différentes familles seigneuriales qui ont possédé les domaines villageois aux confins des trois comtés. Comme écrit plus haut, cette région, entre Rèves, Gosselies et Chapelle-lez-Herlaimont, devait appartenir aux comtés de Darnau et de Lommegau (Namur). Elle a subi un démembrement au Xème siècle, entre Régnier II et Régnier IV, et a surtout profité aux comtes de Hainaut et à leurs alliés, les comtes champenois de Roucy. C’est dans la descendance et les alliances de ceux-ci que l’on retrouve les Rumigny-Florennes, les Ath, les Hainaut-Roeulx, les Viesville-Gosselies et les Silly-Trazegnies.

Première maison de Trazegnies

Otton II de Trazegnies (v.1143/1150-apr1193), fils de Gilles Ier, évoqué plus haut. Seigneur de Trazegnies, de Blicquy et de Silly.  Il organisa un tournoi en 1170. Vers 1186, il fit un pèlerinage en Terre Sainte et en ramena un morceau de la « Vraie Croix » qu’il offrit à l’abbaye de Floreffe. En 1189, il repartit en croisade avec Philippe d’Alsace. Il combattit entre Jaffa et Ascalon en 1291 auprès de Richard Cœur de Lion et aurait offert le trône de Jérusalem à Conrad de Montferrat. Il aurait été tué vers 1193 devant Saint-Jean d’Acre. 

Ep. en 1176 Mathilde de Nyeghem, avoueresse et dame de Wedergraet (1145-1219), dont il eut:

    1. Gilles II, infra
    2. Othon de Trazegnies (?-1234), « l’oncle de Wedergraet »
    3. Lietgarde de Trazegnies
    4. Guillaume, prévôt de Nivelles
    5. Siger « Pesteaeus », parti comme son frère à la quatrième croisade, il passa par Venise, participa à la prise de Constantinople, fut fait prisonnier à Andrinople, mais put revenir en Europe. Il se mit alors au service du roi du Portugal contre les Maures du Maroc.

Gilles II de Trazegnies de Silly  (v.1174-1204), fils d’Otton II. Seigneur de Trazegnies, de Silly, de Cassel. Pair du Hainaut. Connétable de Flandre. Il accompagna le comte de Hainaut à la quatrième croisade en 1202, mais prit un chemin différent qui ne passait pas par Venise et partit directement en Terre Sainte où il fut tué à la bataille de Ribla sur l’Oronte. Cité dans des actes de 1195. Il avait épousé en 1197  Adelaïde/Alice/Alix de Boulaere/Boulers, dame de Boulers (1181-1240), fille de Nicolas, seigneur de Boulers, et d’Ada du Roeulx-Hainaut (fille d’Eustache le Vieux). Elle épousa en secondes noces Gilles, seigneur de Harnes et de Cassel, et en troisièmes noces Rasse de Gavre « le Jeune » (1190-12114). Ils avaient eu:

  • Othon III (v1198-1241), infra
  • Gilles « le Brun » (1199-1276). Conseiller et connétable de St Louis en 1250, avec qui il participa à la 7ème et le 8ème Croisade. Seigneur de Bailleul. Il épousa Ida de Sotrud, dame de Bailleul, puis en secondes noces Héloïse/Helvise de Joinville, dame de Montigny, veuve de Jean de Faucogney, vicomte de Vesoul. Il eut plusieurs enfants du premier lit, dont Marie de Trazegnies, ép. Thomas de Mortagne
  • Ade, ép. Gossuin de Schendelbeke

Othon III de Trazegnies (v.1198-v.1241), fils du précédent. Seigneur de Trazegnies, de Silly, et de Braine-le-Château. Pair du Hainaut.  Tournoyeur (Compiègne, 1238 ; Chauvency). 

Les chanoines de Mons lui donnèrent l’avouerie de Braine-le-Château afin de la gouverner au titre du chapitre. Mais au prétexte qu’il y possédait des biens considérables, Othon de Trazegnies s’arrogea des droits et en devint le seigneur. Une autre version voudrait que cette avouerie provienne des Hacquegnies, famille de sa première épouse (OdT).

  1. Ep. v1222 Agnès, dame de Hacquegnies (v1205-1230), dont il eut:
    1. Gilles III è fin de la branche aînée, infra
    2. Othon IV de Trazegnies, ==> branche cadette (deuxième maison de Trazegnies), infra
    3. Alix de Trazegnies, ép. Eustache de Bousies
    4. Mahaut de Trazegnies, ép. Gilles de Watripont
    5. Rasse de trazegnies
    6. Marguerite de Trazegnies
    7. Catherine de Trazegnies, ép. Rion de Tourette
  2. Ep. apr1230 Isabelle de Chiny « de Florenville » (1209-1269), dame de Florenville, fille du comte Louis IV de Chiny et de Mathilde d’Avesnes ; sœur de Jeanne, comtesse héritière de Chiny, épouse d’Arnold IV, comte de Looz. De ce mariage est issue la branche des « Ardennois » de Trazegnies.

Gilles III de Trazegnies (1222-1253), fils du précédent. Seigneur de Trazegnies et de Silly. Pair de Hainaut. Organisa un tournoi à Trazegnies en 1251, fatal au comte de Flandre Guillaume de Dampierre. Leurs ennemis Avesnes furent même soupçonnés. Il épousa v.1247 Ide « Agnès » d’Enghien (v1225-1264), fille de Siger, sire d’Enghien et d’Alix de Zottegem. Dont il eut:

Agnès de Trazegnies ( ?-v1270), dame de Trazegnies et de Silly

Elle épousa en 1255/58 Eustache V de Hainaut-Roeulx (1221/1230-1288), seigneur du Roeulx, puis de Trazegnies (v1225/1230-avt1287/1288, veuf de Philippa d’Antoing. Ils eurent :  

  • Gilles « Rigaud » du Roeulx, seigneur du Roeulx, de Morlanwelz
  • Eustache du Roeulx « de Trazegnies » ( ?-1288). Il hérita les seigneuries  de Trazegnies et de Silly. Il resta célibataire et mourut sans postérité, léguant ses biens à son grand-oncle, Othon IV
  • Marie

Avec Agnès de Trazegnies, s’éteignit la branche aînée de Trazegnies.

Deuxième maison de Trazegnies (branche cadette)

Othon IV  de Trazegnies (v1255-v.1300). Fils d’Othon III de Trazegnies, frère cadet de Gilles III et grand-oncle d’Eustache du Roeulx. Seigneur de Braine-le-Château et d’Hacquegnies, puis seigneur de Trazegnies et de Silly en 1288 à la mort d’Eustache du Roeulx. Il aurait peut-être reçu Dour du comte de Hainaut.

Ep.1. N. (de Ligne ?)

  • Otton d’Escarmaing
  • Gilles, infra
  • Jehan
  • Rasse

Ep.2. Marguerite de Créquy (OdT)

  • Wauthier
  • Anne
  • Ostelet

Gilles IV de Trazegnies  (1290-v.1317), fils du précédent. Seigneur de Trazegnies, Silly, Dour, Hacquegnies, Braine-le-Château et Haut-Ittre. Pair de Hainaut.

Ep.1. Philippe de Momalle-Warfusée (hyp)

  • Otton V de Trazegnies ( ?-1321)
  • Jean I de Trazegnies, infra
  • Béatrix de Trazegnies ( ?-1308)

Ep.2. Philippine « Philipotte » de Morlensart/Moriensart de Limal ( ?-1308), dont:

  • Phillipotte de Trazegnies, ép. Thierri de Walcourt

Othon V de Trazegnies (v1307-1321), fils aîné  du précédent. Seigneur de Trazegnies et mêmes titres. Mort jeune. Pas de postérité connue.

Jean Ier de Trazegnies (1308 –v.1336), frère cadet du précédent. Seigneur de Trazegnies, Silly, Hacquegnies, Braine-le-Château, Haut-Ittre, Dour. Pair du Hainaut. Seigneur d’Heppignies par mariage avec Jeanne de Marbais, dame d’Heppignies ( ?-1362), dont il eut:

  • Otton VI, infra
  • Marie de Trazegnies, ép.1. en 1340 Eustache I de Bousies, seigneur de Vertaing, puis ép.2. Jean II de Feluy
  • Marguerite

Otton VI de Trazegnies ( ? – v.1384), fils du précédent. Seigneur de Trazegnies et autres lieux, dont Dour. Pair de Hainaut.

  1. Ep. 1. Catherine de Hellebeke ( ?-apr1362), dame d’Ophain, fille d’Adam de Hellebeke et de Jeanne de Grandpré, héritière de Grandpré et d’Ophain, dont il eut:
    1. Othon VII (1345- apr.1418), infra
    2. Isabeau de Trazegnies (v1360-1388), ép. Guillaume de Jauche (v1385-1420), seigneur de Jauche, Mastaing, Sassegnies et Lurieul ( ?-1388)
    3. Anselme I (v1360-apr1418), infra
    4. Jeanne ép. Henri de Diepenbeek
    5. Jean ( ?-1370), seigneur d’Ophain
    6. Gertrude de Trazegnies, abbesse à Ste Aldegonde de Maubeuge
  2. Ep. 2. Isabelle de Chatillon
    1. Isabelle
    2. Jeanne, ép. Jacques de Hénin-Liétard, seigneur de Sebourg
    3. Constance, ép. Nicolas de Châtillon, seigneur de Blaise et de La bastie
    4. Françoise
    5. Catherine

Othon VII de Trazegnies (1345-1402), fils aîné du précédent. Seigneur de Trazegnies, Silly, Dour, … Seigneur de Vierves par mariage. Pair de Hainaut. Il épousa en 1367 Jeanne de Barbençon de Vierves, héritière de Vierves. Sans postérité. 

Anselme Ier/Anseau de Trazegnies (1360 – v.1418), frère cadet du précédent. Seigneur de Trazegnies, de Silly, de Heppignies et Dour. Seigneur de Walcourt, par achat au comte Guillaume de Namur. Chevalier. Pair de Hainaut. Grand bailli du Hainaut en 1395. Anselme Ier fut un très grand administrateur de ses domaines et un homme d’affaires redoutable : il acquit la grande seigneurie de Walcourt qui comprenait non seulement la ville mais aussi six châteaux et de nombreux villages. Il assista en 1410 à la rédaction de la charte-loi du comté de Hainaut.  Il épousa en 1386 Mahaut de Lalaing-Quiévrain, fille de Simon IV, seigneur de Quiévrain, dont il eut:

  • Jean (1390-1418, la même année que son père)
  • Anne, dame de Trazegnies ( ?-1416), héritière, infra

Elle est le dernier membre de la famille de (Silly-)Trazegnies, qui se fond dans celle des Hamal.

Maison de Hamal-Trazegnies

La famille de Hamal, issue d’un village situé dans la principauté épiscopale de Liège, remonte au XIIème siècle.

Arnould de Elderen Hamal ( ?-1456). Fils de Guillaume de Hamal, seigneur d’Elderen, et de Catherine de Coswarem. Sire de Warfusée, d’Elderen. En 1421, il accompagna le prince-évêque de Liège contre les Hussites de Bohême. Il fut fait prisonnier. Il s’opposa aux ambitions liégeoises de Philippe le Bon. Il épousa en 1414 Anne de Trazegnies (1390-1465), héritière de Trazegnies, de Silly (avec le titre de pair de Hainaut), de Dour, … Ils eurent:

  • Guillaume de Hamal, ép. Marguerite de Mérode ==> héritage Hamal
    • Marie-Madeleine de Hamal, héritière d’Elderen, Many, Warfusée, Rocour, Wasnes, … qui épousa d’abord Adolphe de La Marck-Arenberg, puis Guillaume de Croÿ-Aerschot
  • Anselme II de Hamal-Trazegnies (1415-1490) ==>  héritage Trazegnies-Silly
  • Arnould de Hamal (1415-1446), chanoine de Liège, prévôt de St-Paul
  • Wauthier de Hamal (1416-1489), ép. Isabelle de Ranst-Berchem
  • Jeanne de Hamal ( ?-1464), ép. Rogier de Petershem, puis Philippe de Glymes, baron de Grimbergen
  • Marguerite de Hamal (1415-1446), ép. Frédéric de Mérode, puis Thierry de Bourscheidt
  • Catherine de Hamal, ép. d’Aerchot-Rivière, dit « Rasse de Heers »
  • Anne de Hamal, ép. Jean de Culembourg
  • Cécile de Hamal, ép. Gillaume de Flodorp

Anselme/Anseau II de Hamal dit «  de Trazegnies » (1415-1490), fils cadet du précédent. Il adapta le nom et les armes de sa mère et continua la lignée des seigneurs de Trazegnies et de Silly. Seigneur de Trazegnies, de Silly, de Dour, d’Irchonwelz, de Heppignies. Pair de Hainaut. Sénéchal héréditaire de Liège (par sa femme). Chambellan (la politique anti-bourguignonne de son père explique qu’il ne fut que chambellan, fonction assez courante). Il épousa en 1435 Marie, dame d’Arnemuiden (Pays-Bas), dont il eut:

  • Jean II de Trazegnies (1439-1513), infra
  • Anne « de Hamal » de Trazegnies (1447-1505), ép. Philippe de Montenaken
  • Arnould de Trazegnies (1447-1475), ép. Marie de Bourgogne. Vicomte d’Arnemuiden. Ils eurent:
    • Jean de Trazegnies, ép. Catherine de Ghistelles, dame de Dudzele, Longueville, …
      • Pierre de Trazegnies (v1500-1557), ép. Marie Hamal, dame de Fontaine-l’Evêque
    • Gillion de Trazegnies (v1480-1559), ép. Marie d’Yve
    • Charles de Trazegnies (v1482- ?)
    • Louis de Trazegnies (v1485- ?)
  • Jacques de Trazegnies (1447-1475)
  • Anselme
  • Olivier
  • Marguerite de Trazegnies, ép. Antoine de Marbais
  • Jeanne de Trazegnies, abbesse de Soleilmont
  • Georges

Jean II de Trazegnies (1439-1513), fils du précédent. Seigneur de Trazegnies, comte d’Autreppes (dans l’Aisne). Seigneur du fief de Roisin à Onnezies, de Silly, d’Ophain, d’Irchonwelz, de Dour. Sénéchal héréditaire de Liège. Pair de Hainaut. Grand-amiral sous Maximilien et Philippe le Beau. Chambellan des deux princes. Gouverneur et châtelain d’Ath. Il épousa en 1463 Sibylle de Ligne (1415/1448- 1512), fille de Michel III de Ligne, dont il eut:

  • Jean III, infra
  • Charles de Trazegnies ( ?-1546, Mons). Il reçut Semmeries, Inchies,  un fief relevant de Rumilly, ainsi que la terre de Dour. En 1473, il fut le dernier de Trazegnies à avoir possédé Dour.
  • Bonne ( ?-1537), religieuse
  • Sibylle ( ?-1540), ép. Antoine de Lorraine-Vaudemont, seigneur de Florinnes
  • Marie de Hamal « de Trazegnies » ( ?-1556), ép. Renaud VI d’Argenteau (v1460-1550)
  • Barbe (v1468-1554)
  • Marguerite, célibataire

Jean III de Trazegnies (v.1470-1550), fils du précédent. Seigneur de Trazegnies, de Silly, de Semmeries, d’Inchy, d’Heppignies, de Fanuelz, d’Irchonwelz, du fief de Roisin à Onnezies. Comte d’Autreppes (dans l’Aisne). Chevalier. Pair du Hainaut. Sénéchal de Liège. Au service de Philippe le Beau. Conseiller et grand chambellan de Charles Quint. Gouverneur et châtelain d’Ath (1540-1550). Grand bailli de Brabant. Capitaine général du comté de Hainaut. Chevalier de la Toison d’Or (1515). Ambassadeur de Charles Quint au Portugal pour le mariage avec Isabelle de Portugal. Il avait épousé en 1513 Isabeau/Isabelle de Werchin de Barbençon (fille de Nicolas II de Barbençon, baron de Cysoing, et de Yolande/Iolenthe de Luxembourg, dame héritière de Roubaix ( ?-1534), dont il eut:

  • Jacques de Trazegnies (v1514-1529), tué par les Turcs au siège de Vienne
  • Louis de Trazegnies (v1516-1540/1550), mort au service de l’empereur
  • Charles Ier de Trazegnies (v1513-1578), infra
  • Robert de Trazegnies (1523-apr.1580), seigneur de Semmeries, Hacquegnies, Inchies, fief de Roisin à Onnezies. Gouverneur et châtelain d’Ath en 1565, de Malines en 1567. Chevalier de Jérusalem
  • Jean de Trazegnies ( ?-1584), ép. Marie de Saquespée, dame de Dixmude

Charles I de Trazegnies ( ?-1578), fils du précédent. Seigneur de Trazegnies et de Silly, vicomte d’Armuyden, seigneur de Welsinghe, Steenbrugghe. Pair de Hainaut. Gentilhomme de Charles Quint qu’il accompagna dans ses guerres, notamment à Alger, contre Barberousse. Il fut capitaine d’une compagnie contre les Turcs en Autriche. Son château de Trazegnies fut brûlé par Henri II en 1554. Chevalier de la Toison d’Or. Il épousa Marie-Madeleine de Palant-Culembourg ( ?-1566), dont il eut:

  • Isabeau de Trazegnies (1551v1603) ép. François d’Arberg de Valangin, seigneur d’Heppignies
  • Pierre de Trazegnies (1552-1552)
  • Marie de Trazegnies (1554-1597)
  • Anne de Trazegnies (1556- ?)
  • Pierre de Trazegnies (1557-1557)
  • Jacqueline
  • Charles II (1560-1635), infra
  • Jeanne de Trazegnies (1562-1562)
  • Madeleine de Trazegnies (1564-1642)
  • Jean de Trazegnies (1565-1565)
  • Martin de Trazegnies (1566-1566)

Charles II de Trazegnies (1560-1635), fils du précédent. (Premier) Marquis de Trazegnies en 1614 par les archiducs Albert et Isabelle, en récompense des services militaires rendus dans les batailles de Cambrai, de Calais et d’Ostende. Seigneur de Silly, d’Irchonwelz, d’Heppignies, de Longuernée, … Pair de Hainaut. Prince des Francs-fiefs de Rognons. Comte d’Autreppes. Vicomte d’Armuyden. Sénéchal héréditaire de Liège. Chevalier par Philippe II en 1598. Combattit sous les ordres du prince de Parme et du comte de Fuentes, notamment à Ostende en 1601-1604. Il épousa Adrienne de Gavere/Gavre, dont il eut:

  • Charles III ( ?-1620), baron de Silly
  • Gillion-Othon I de Trazegnies (1598-1669), infra
  • Jean-Gérard de Trazegnies (1598-1631), seigneur d’Irchonwelz
  • Guillaume-Laurent de Trazegnies ( ?-1633), jésuite
  • Albert-Eugène de Trazegnies ( ?-1631), vicomte d’Armuiden, tué à Dunkerque
  • Honorine de Trazegnies ( ?-1649), chanoinesse de Mons
  • Anne de Trazegnies ( ?-1667), chanoinesse de Nivelles
  • Yolende de Trazegnies ( ?-1641), chanoinesse de Mons, puis carmélite à Valenciennes
  • Robertine de Trazegnies ( ?-1620), chanoinesse de Maubeuge

Gillion-Othon I de Trazegnies (1598-1669), fils du précédent. 2ème Marquis de Trazegnies. Vicomte d’Armuiden. Seigneur de Silly, d’Irchonwelz, d’Hériamont à Pont-à-Celles, de Longuernée, de Petit-Roeulx. Pair du Hainaut. Gentilhomme de la chambre de l’archiduc Léopold et de don Juan d’Autriche. Il prit part au siège de Breda (1623). Il fut chargé de régler la délimitation des provinces avec les Etats de Hollande en exécution du traité de Münster.  Gouverneur de Philippeville (1630), où il fonda le monastère des Récolletines. Gouverneur d’Artois (1644) – il dut combattre les armées françaises, notamment en 1647. Gouverneur de Tournai (1650) dont il organisa la défense en 1667 contre Louis XIV. Capitaine général des armées. Avec la dot de son épouse, il reconstruisit le château de Trazegnies. Il épousa en 1631 Jacqueline de Lalaing (1611-1672), comtesse de Middelburg, fille de Charles de Lalaing, comte d’Hoogstraeten, baron de Leuze. De cette union, ils eurent 7 enfants :

  • Eugène François Charles (1631-1688), infra
  • Albert-François, vicomte de Clermont (1633-1699), Chanoine de Tournai. Prévôt de Nivelles.
  • Ferdinand François (1636-1684), prévôt et chancelier de l’université de Louvain
  • Octave Joseph de Trazegnies (1637-1696), comte de Fléchin, vicomte d’Armuyden. Il épousa Marie Anne Françoise de Wissocq
    • Albert-Louis de Trazegnies (1672-1710). Seigneur de Petit-Roeulx-les Nivelles, ép. Jacqueline-Philippe d’Egmont (1668- ?)
      • Albert-Philippe de Trazegnies ( ?- ?)
      • Anne-Françoise de Trazegnies ( ?-1748)
      • Gillion-Charles de Trazegnies ( ?-1793). Il épousa Jeanne-Marie Ferdinande de Croÿ (1737-1801)
      • Marie-Thérèse de Trazegnies
    • Ferdinand François de Trazegnies (1673-1674)
    • Jacques Gabriel (1674-1675)
    • Ferdinand Octave de Trazegnies (1675-1747). Capitaine de cavalerie. Il épousa Marie-Thérèse Reine d’Ansan d’Efgemont
    • Procope de Trazegnies (1731-1738), infra
    • Marie-Angélique-Joseph de Trazegnies (1675-1748), ép. Florent, comte de Dongelberg
    • Eugène-Gillion-Otton de Trazegnies (1720-1745), comte de Trazegnies
    • Philippe-Ignace-Joachim de Trazegnies (1685-1739) infra.
  • Procope (1638-1663), ép. Louise Marie d’Aragon
  • Marie-Marguerite
  • Anne Françoise (1646- ?), ép. 1663 Charles François de La Baume, marquis de Saint-Martin-le-Châtel et de Pesmes, baron de Caromb, de Suzette et de Saint-Hippolyte, Gouverneur de Dôle pour le roi d’Espagne.
  • Brigitte Marguerite Isabelle (1653- ?) ép. Ferdinand Joseph de Hamal, baron de Vierves, comte de Hamal, seigneur d’Oignies. Ils eurent:
    • Alphonse Ferdinand François de Hamal
    • Jeanne-Thérèse de Hamal
    • Françoise-Louise de Hamal
    • Marie-Madeleine de Hamal

Eugène Ier François Charles (1631-1688), fils aîné du précédent. 3ème Marquis de Trazegnies. Seigneur de Silly. Pair de Hainaut. Maître de camp d’un régiment de cavalerie au service du roi d’Espagne. Blessé à la bataille de Rocroi. Délivra Termonde assiégée par les Français en 1667. Marié le 3 octobre 1664 avec Catherine Charlotte de Merode, dame de Villemont et de Rémersdael, décédée en 1713. Ils eurent:

  • Jacqueline Thérèse de Trazegnies (1665-1735)
    • Ep. 1688 Antoine-Ignace de Rubempré, prince-comte de Rubempré
    • Ep. 1699 Charles Philippe de Guines-Bonnières, comte de Nieurlet
  • Brigitte-Procope de Trazegnies ( ?-1705)
    • Ep. Guillaume-Philippe, marquis de Herzelles
  • Gillion-Othon II de Trazegnies, (1669-1720), infra
  • Anne-Marie-Françoise de Trazegnies (1676-1740)
    • Ep. Nicolas Charles François Alexandre de Corswarem
  • Pierre-Jean-Gérard de Trazegnies (1680-1730), infra.
  • Anne-Françoise de Trazegnies ( ?-1712), ép. Nicolas-François de Corswarem, baron de Longchamps, vicomte de Sainte-Gertrude

Gillion-Othon II de Trazegnies, (1669-1720), fils aîné du précédent. Quatrième marquis de Trazegnies au décès de son père. Seigneur de Silly et pair de Hainaut. D’abord jésuite, puis marié à Marie-Philippine de Croÿ-Roeulx. Mariage raté. Séparation. A dilapidé ses biens par des endettements (vente d’Irchonwelz et d’autres terres à Courcelles, mise en gages de Silly). Sans postérité. Son frère cadet hérita.

Pierre-Jean-Gérard I de Trazegnies (1680-1730),  5ème marquis de Trazegnies à la mort de son frère aîné. Endetté comme celui-ci. Ep. Catherine-Philippine Van Achelen. Pas d’enfant. Son cousin Procope hérita de lui.

Branche cadette des Hamal-Trazegnies

Procope Ier de Trazegnies (1731-1738), neveu d’Eugène-François, cousin des deux précédents. 6ème marquis de Trazegnies. Hérita de son cousin Jean-Gérard le domaine, les dettes et les suites des procès en cours. Colonel d’infanterie impériale. Batailla en Hongrie. Non marié. Son frère Philippe hérita de lui.

Philippe-Ignace Ier Joachim de Trazegnies (1685-1739), frère cadet du précédent. Il avait 11 ans à la mort de son père. Il fut alors seigneur de la Tourneppe. Sa tutelle fut confiée à son cousin germain Gillion-Othon II (supra), l’ex-jésuite, marié et séparé, endetté. Sa condition de cadet lui fit d’abord chercher fortune à l’étranger. Il fut lieutenant-colonel et chambellan de l’Electeur de Bavière. Colonel d’un régiment de dragons au service impérial. En 1738, il hérita de son frère aîné le marquisat de Trazegnies (le 7ème), les seigneuries associées et les dettes. Il était aussi Prince de Rognons, comte de Villemont. Grâce à la fortune de son épouse, il put lever les séquestres et faire face aux dettes de ses prédécesseurs. La seigneurie de Silly et la pairie de Hainaut furent achetés par les Ligne en 1743. Les châteaux étaient en ruine. Il avait épousé en 1736 Marie-Eléonore, baronne de Bode ( ?-1755), fille de Juste Volrad, baron de Bode.  Elle était veuve de Bernard de Martensegg et bien fortunée.  Après le décès de son second mari, elle fit restaurer le château et les jardins de Trazegnies. Ils avaient eu :

  • Philippine-Christine-Elisabeth de Trazegnies (1728-1793), ép. Ambroise-Joseph, marquis de de Herzelles ( ?-1759), personnage puissant dans l’Etat, surintendant général des finances, dont elle devint légataire universelle, avec réversion de la fortune sur la tête de son frère Eugène-Gillion. Cette situation déclencha des procès.
  • Caroline-Barbe-Amélie de Trazegnies (1732- ?)
  • Joseph-Lothaire de Trazegnies (1733-1784), infra,
  • Maximilien-Richard de Trazegnies (1735-1793)
  • Eugène-Gillion-Otton-Alexis-Ghislain de Trazegnies, infra,

Joseph Ier Lothaire Chrétien Népomucène de Trazegnies (1733-1784), fils aîné du précédent. 8ème marquis de Trazegnies. Prince des Francs-Fiefs de Rognons. Membre de l’Etat Noble du Hainaut. Comte de Villemont. Sénéchal héréditaire de Liège. Chambellan de l’impératrice à Vienne. Lieutenant-colonel. Ep. 1761 Marie-Caroline-Emeline-Joseph de Namur (1738-1819), dame de Berzée, baronne de Joncret, dont :

Georges I Philippe de Trazegnies (1762-1849), fils du précédent. 9ème marquis de Trazegnies. C’est sous sa seigneurie qu’eurent lieu les événements de 1792-1794. Il se réfugia à Bruxelles avec sa mère. N’étant pas exilé, il conserva la propriété de ses domaines. Il perdit ses droits féodaux. Sous l’empire, il se mit au service de Napoléon Ier. Il fut nommé « comte de l’empire français » en 1811. Il devint plus tard député dans le royaume des Pays-Bas auquel il tenta de rester fidèle après la révolution de 1830. Il avait épousé en 1805 Marie-Louise-Madeleine, comtesse de Maldeghem-Steenhuffel (1785-1844), dame d’honneur de l’impératrice Marie-Louise, dont il eut :

  • Alexandre-Gillion (1806-1862), infra
  • Léopold
  • Marie-Joseph-Emeline de Trazegnies (1808-1870)
  • Marie-Clémentine de Trazegnies (1810-1879), ép. Alberto Lupi de Moirano, comte de Montalto
  • Augusta Charlotte Nathalie de Trazegnies (1811-1835), ép. 1834 Eugène François Charles Lamoral de Ligne (1804-1880), prince de Ligne, pressenti en 1830 pour devenir roi des Belges. Il fut président du sénat et ambassadeur de Belgique à Paris et Saint-Pétersbourg.
    • Nathalie Flore de Ligne (1835-1863), princesse de Ligne

Ep. Rodolphe Maximilien de Croÿ (1833-1902), duc de Croÿ

Alexandre-Gillion Ier de Trazegnies (1806-1862), 10ème marquis de Trazegnies. Chambellan du roi Guillaume II des Pays-Bas. Resté célibataire. Il légua tous ses biens à sa nièce Nathalie de Ligne, duchesse de Croÿ. Le titre de marquis de Trazegnies resta dans la branche cadette qui suit, en vertu de lettres patentes de 1614 qui veulent que ce  titre soit transmis par primogéniture masculine. Les Croÿ sont les héritiers de la branche aînée, mais depuis la Révolution française (en fait depuis la reconstitution d’une noblesse nationale en 1816), le titre attaché à une terre n’est plus transmissible par voie féminine. Il dépend uniquement des lettres patentes du royaume des Pays-Bas en 1816.

Lignée cadette de Trazegnies d’Ittre

Eugène-Gillion Ier Othon Alexis Ghislain de Trazegnies (1739-1803), fils cadet de Philippe-Ignace. Colonel de cavalerie au service du roi d’Espagne. Chambellan de l’empereur Joseph II. Il épousa Marie-Victoire de Rifflart (1750-1806), marquise d’Ittre, baronne de Tongre-Saint-Martin. Il bénéficia de l’influence de sa sœur à la cour de Vienne pour son mariage. Il fut créé en 1777 marquis de Trazegnies d’Ittre par concession de l’impératrice Marie-Thérèse, ce qui lui donna une stature de fondateur d’une branche nouvelle. Il hérita en 1793 de sa sœur aînée le domaine du marquisat de Herzelles et des biens associés. Ils eurent :

  • Marie-Josèphe de Trazegnies, épousa Eustache, marquis d’Aoust et de Cuincy.
  • Gillion, infra
  • Charles Maximilien Philippe « Charlot » de Trazegnies d’Ittre (1774-1858), marquis d’Ittre de Trazegnies. Ep. Marie-Anne d’Argenteau, hérita du domaine d’Ittre, qu’il transmit à sa descendance. è lignée Trazegnies d’Ittre
  • Charles

Gillion « Othon » Charles Joseph Henri de Trazegnies d’Ittre (1772-1847), fils du précédent.  2ème marquis de Trazegnies d’Ittre (1803). Propriétaire des domaines de Trazegnies, d’Ittre et de Corroy-le-Château. Comte de Bohême. Officier  Infanterie  Autrichienne.  Chambellan du roi de Bavière. Chambellan du roi Guillaume I des Pays-Bas. Ep. 1803 Amélie-Constance de Nassau-Corroy, propriétaire du domaine de Corroy. Gillion est le premier de la famille à s’installer au château de Corroy.

  • Charles, infra
  • Octavie
  • Mélanie
  • Annaïde de Trazegnies d’Ittre (1808-1840), ép. Jules Bernard, marquis de Montebise
  • Euphrasie-Elisabeth Louise de Trazegnies d’Ittre (1812-1872), ép. Eugène, baron de Thysebaert

 Charles III Constant Eugène Joseph de Trazegnies (1804-1865), fils du précédent. 3ème marquis de Trazegnies-d’Ittre. Comte de Corroy-le-Château. 11ème marquis de Trazegnies (au décès d’Alexandre-Gillion en 1862). Il vivait de son domaine agricole de Corroy. Il restaura le château, malgré un incendie en 1862. Bourgmestre de Corroy-le-Château. Ep. 1825 Raphaëlle de Romrée. Il eut entre autres :

  • Félix Gillion (1826-1826)
  • Edouard (1827-1829)
  • Herminie Amélie (1829-1910), ép. comte François van der Straten Ponthoz
  • Alfred Ghislain (1832-1861), décédé assassiné avant son père. Il avait été au service du roi de Naples contre les révolutionnaires italiens. Resté célibataire.
  • Théodore Maurice Gillion (1837-1854), décédé avant son père
  • Edouard, infra

Edouard Ier Gillion Ghislain de Trazegnies (1839-1910). 6ème marquis d’Ittre, 12ème marquis de Trazegnies. Bourgmestre de Corroy-le-Château, conseiller provincial. Ep. 1866 Marie de Villegas de Saint-Pierre

  • Caroline (1867-1949), ép. Edwin Case of Redhazels
  • Amélie (1870-1962)
  • Othon, infra

Othon VIII Gillion Charles Jean Ghislain de Trazegnies (1868-1957), fils du précédent.  7ème marquis d’Ittre, 13ème marquis de Trazegnies. Lieutenant-colonel de cavalerie.  Ep. Marie Charlotte Albertine de Foestraets ( ?-1957)

  • Anne-Raphaëlle (1908-1989), ép. de Guy, baron de Lunden
  • Madeleine (1913- 1994), ép. de Horace Havenith
  • Jean Gillion, infra

Jean IV Gillion Edwin Jospeh Ghislain de Trazegnies ( ?- 1982), fils du précédent. 8ème marquis d’Ittre, 14ème marquis de Trazegnies (1919-1982). Ep. Marie Claire Jeanne Nothomb (1917-2009)

  • Olivier-Othon, infra
  • Charles-Antoine (1946-)
  • Pascale (1948-), ép. 1969 Daniel (des chevaliers) Schellekens

Olivier de Trazegnies (1943-), fils du précédent. Actuel 15ème marquis de Trazegnies et 9ème marquis d’Ittre.  

Je remercie le marquis Olivier de Trazegnies pour l’aide qu’il m’a apportée dans l’élaboration de cet article consacré à la généalogie de sa famille.

3 réflexions au sujet de « Trazegnies (famille de) »

  1. Qui est messire Gillion Joseph, comte de Trazegnies, capitaine de cavalerie au regiment Royal étranger, parrain de Gilles Joseph Pruvost en 1745 ?

    1. Je ne peux être plus précis, mais je dois dans les semaines à venir compléter cette généalogie des Trazegnies. Peut-être y trouverais-je une réponse à votre question.

      1. Merci à MH d’avoir lu mon message. De mon côté, pour être plus précis, c’est un baptême de Saint-Omer (paroisse Ste-Marguerite) du 30.11.1745. La marraine est Delle Françoise Joseph de St-Vincent, gouverneur pour le service du roy au château de Saint-Omer. J’ignore aussi qui est cette personne, et si parrain et marraine ont un lien quelconque de parenté avec le baptisé.
        Je vous souhaite une bonne journée.

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